Courir à Paris : de port en port, ou de la Villette à l’Arsenal

 

17h. Je suis descendu du train avec mon sac de voyage sur l’épaule,… et aussi avec entrain. Comme à chaque fois que je monte à Paris, j’ai ouvert grand mes yeux d’enfant : l’impressionnante charpente du toit de la gare d’Austerlitz, les enfilades de voitures du boulevard de l’Hôpital, les affiches criardes des couloirs du métro, l’air épais et vicié, la crasse de la rue… Tout m’est apparu tellement romantique et poétique ! Décidément … tout est grand, tout est beau à Paris !  🙂

17h45. Quartier Jaurès. La chance : j’ai déniché un hôtel accueillant, pour 75 €uros, petit déjeuner et taxe de séjour compris. Non et non, je ne vous donnerai pas l’adresse ! 😉

Z00m :running à Paris, Canal St Martin de la Villette à l'Arsenal

z00m : Running à Paris, le canal St Martin

 

18h. Quai de la Loire (ça ne s’invente pas…). J’étais tout excité à l’idée de réaliser en nocturne, une sorte d’Urban Trail, depuis la Villette jusqu’au port de l’Arsenal, en longeant le fameux canal Saint Martin (16 kms env., aller et retour). Enfin… « en longeant »… façon de parler ! puisqu’une grande partie du dit canal est souterraine.

 

Je me suis élancé. Pour tout dire, à plusieurs moments, j’ai eu le sentiment de voir défiler les quartiers de Paris, un peu comme si je m’étais trouvé derrière le hublot d’un bateau mouche ; ou bien, comme si j’étais accroché à la rambarde, tout en haut du fameux bus rouge à impériale. Quel spectacle ! envoûtant, stimulant !

 

running autour du bassin de la villette à Paris

running autour du bassin de la villette à Paris

Les Grands Moulins de Pantin, l’énorme boule argentée de la Géode, la Grande halle de la Villette, les Folies toutes rouges, la rotonde de Stalingrad, la colonne de Juillet, les canaux, les ponts tournants, les pontons, les passerelles, les écluses, les hangars, les maisons éclusières, les quais, les ports, les péniches,…  Bluffé : toutes ces installations techniques, tous ces édifices…

Cette profusion de lieux, imposants, étonnants, vivants,  …

 

Ce « mélange des genres », façon : « Venez comme vous êtes » : des blancs, des blacks, des jaunes et des beurs ; des mamans à poussette et des touristes en goguette ; des runners, des skateurs et des bobos à vélo, des grapheurs et des tagueurs inspirés, des teufeurs et des zonards hagards, des migrants désabusés et des clodos désœuvrés, des employés guillerets et des cadres harassés. Et pourquoi pas « des balayeurs pleins de balais » ? 🙂

Et ces reflets de néons et de lampions dans les eaux du port : fascinant !

 

Au bord du bassin de la Villette, j’ai capté des petites scènes qui m’ont amusé : des jeunes assis en tailleur fument, rêvassent, discutent, rigolent. Bobos assumés, ils jouent au molky et boivent force mojitos. Tandis que, de l’autre côté de la passerelle, « les vieux » jouent à la pétanque, la bouteille de pastis posée au pied du platane… 

running, la Villette Paris, quartier des abattoirs

running à la Villette Paris, quartier des abattoirs

Près des anciens abattoirs et de la halle aux bestiaux, dès que j’ai aperçu ce magasin tout jaune, spécialisé en « couteaux à saigner », en crochets, en hachoirs, machettes, poussoirs et trancheurs ; tout de suite, l’histoire du quartier ainsi que les paroles truculentes de la chanson de Boris Vian me sont revenues en mémoire. Alors, tout en courant, je me suis essayé à chantonner quelques couplets du « tango des joyeux bouchers » :

« C’est le tango des bouchers de la Villette ♫
C’est le tango des tueurs des abattoirs
Venez cueillir la fraise et l’amourette
Et boire du sang avant qu’il soit tout noir
Faut que ça saigne
Faut que les gens aient à bouffer
Faut que les gros puissent se goinfrer
Faut que les petits puissent engraisser
Faut que ça saaaigne… ♫♫ » la suite c’est là

A propos de mémoire, au fil de l’eau, je me suis surpris à visionner mentalement des bribes de films, en Cinémascope et en Technicolor :

  • à Stalingrad j’ai aperçu Jean Paul Belmondo s’accrocher au toit des wagons du métro aérien (Peur sur la ville) ;
  • quai de Jemmapes, c’était bien Arletty qui au pied de l’hôtel du Nord déclamait son : « Atmosphère..  » ;
  • j’ai de mes yeux vu Amélie Poulain, avec son minois plein de malice, avancer d’un pas décidé dans les allées du Marché de Popincourt (Le fabuleux destin) ;
  • et à Bastille, à la terrasse bondée et joyeuse de cette brasserie, j’aurais juré que c’était Romy Schneider et Michel Piccoli (Les choses de la Vie)…

En d’autres endroits, par exemple sous le pont du périph., ou dans un recoin sombre et en cul de sac du square Jules Ferry,  j’ai revécu les mêmes sueurs froides que celles que j’ai pu éprouver à la lecture d’un bon vieux roman de Léo Malet, de Simenon ou bien de Boileau et NarceJac.

 
le bassin de la villette, création poésie et running

le bassin de la villette, création poésie et running

Cinémas, théâtres, salles de concerts (dont le célèbre Bataclan), cabarets, lieux d’exposition, lieux d’échanges… Finalement, à l’occasion de cette sortie, pas banale autour du canale, j’ai découvert un espace relativement préservé de la fureur parisienne, un village longitudinal, un quartier, une trachée où tout respire l’Expression, la Création débridée, la folie ordinaire, le vagabondage lyrique et poétique, l’esprit de Liberté !

19h30. Finish. Le Canal Saint Martin, artère nourricière du grand Paris ! Courez y !
 
D’autres suggestions ? Lisez mes billets dans la catégorie  : où courir dans Paris ?

 

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Courir à Orléans : sous les ponts

Pour être tout à fait exhaustif au sujet de mes courses à pied en bord de Loire (plus précisément le long du fameux parcours running imaginé par la ville d’Orléans), il faut que je vous parle de ces rencontres, toutes aussi furtives que régulières. Tellement régulières qu’elles pourraient apparaître ordinaires. Je veux évoquer mes rencontres avec les SDF. SDF comme « Sans Domicile Fixe », sans abri, sans papiers, demandeurs d’ « asile », migrants, laissés pour compte, …. .

SDF, RSA, CMU, ASS, ARE, ASE, MST … ; finalement c’est bien pratique ces abréviations ! ça permet de désigner de façon lisse et neutre des sujets lourds, des sujets tabous, des choses qui nous renvoient souvent à des sentiments de peur, de rejet ou de honte.

L'entrée désormais condamnée du gite de Didier à Orléans

L’entrée désormais condamnée du gite de Didier à Orléans

Tout d’abord, voici  cet homme, grand, maigre, un peu vouté, cheveux et barbe en bataille. Je dirais qu’il a la cinquantaine. Il a fait plusieurs fois la Une des journaux locaux, à la rubrique des « Faits Divers ». En effet, pendant plusieurs années, il avait trouvé refuge dans un tout petit espace technique situé sous l’escalier qui conduit au trottoir du pont Joffre. Une sorte de grotte que j’imagine noire de suie, sombre et humide. Jamais je ne l’ai vu mendier, ni au feu rouge ni à la station essence d’à côté. Jamais je ne l’ai vu boire d’alcool. Il parait qu’il a de l’argent, et qu’il refuse toute forme d’aide. Il semble passer son temps à écouter la radio ; il divague, on dit qu’il est un peu fou.

Didier SDF sous l'arche du pont Joffre à Orléans

Didier SDF sous l’arche du pont Joffre à Orléans

Au fil du temps, les gens ont fini par être choqués de le voir (sur)vivre dans ce réduit, dans ce « trou à rats ». Les services techniques et municipaux s’en sont émus. Ils se sont saisis du « dossier » et ils ont décidé de « déloger » Didier, en apposant à l’entrée de son gite une porte en métal, fermée à double tour, pour lui en interdire définitivement l’accès. Qu’à cela ne tienne, Didier a déménagé, à dix mètres de là. Il a depuis élu domicile sous l’arche du pont Joffre ; celle posée au beau milieu du croisement, entre les quais de Loire et la voie d’accès au pont. Didier se trouve désormais partiellement protégé des regards par une haie de bambous, et de la pluie par quelques auvents en plastique.

Quel contraste ! c’en serait presque tordant : depuis sa « fenêtre », Didier dispose d’une vue unique sur l’hôtel Mercure ***, juste là : ses chambres cosy avec vue sur Loire, son Restaurant, son Piano Bar Lounge, sa terrasse avec piscine, sa salle de fitness, son parking, privé… et couvert…

les cabanes des SDF entre Loire et GR3

les cabanes des SDF entre Loire et GR3 à Orléans

En aval, à l’entrée de Saint Jean de la Ruelle, un beau chemin, très fréquenté par les randonneurs et par les runners surplombe la Loire. Il s’agit du célèbre GR3, premier sentier de randonnée balisé de France. Celui-ci permet de longer le « fleuve royal » sur plus de 1200 kms, depuis sa source jusqu’à son embouchure. A cet endroit, si on passe une tête en contrebas du muret, on peut entrevoir au milieu des arbustes, accrochées au coteau, deux cabanes qui se font face. Elles ont été construites avec des planches et des piquets de récupération et elles ont été recouvertes de bâches de chantier. On peut aussi identifier différents objets du quotidien tels : une chaise, un parasol, une poubelle, une table, une cuvette, un fil à linge et ses épingles de couleur….. Une poignée d’hommes vit là, au long cours, été comme hiver. Est-ce que ce sont ces mêmes hommes… des pays de l’Est ? qui font la quête, ou qui lavent les pare-brise, à côté : au carrefour nord du Pont de L’Europe  ?

Orléans rive gauche.

Le chemin court à l’Ouest vers la pointe de Courpin, à l’Est vers l’Ile Charlemagne. J’ai souvent remarqué ce couple de jeunes au look baba-cool : T shirt, blue jeans et cheveux longs. Ils s’étaient installés, avec leur chien et leur camionnette, sous le tablier du pont de l’Europe : un vaste espace plane, protégé de la pluie et du soleil ; doté d’un point de vue original sur les lignes aériennes du pont, de ses fondations jusqu’au sommet de son hauban. Au terme de quelques mois d’occupation, les autorités se sont résolues à les chasser, au prétexte que ces jeunes courraient un danger, dans le cas où surviendrait une (hypothétique) crue de la Loire… Puis, pour couper court à toute récidive, l’agglomération d’Orléans s’est empressée de recouvrir ce terre plein de monticules de terre, rendant techniquement impossible l’installation du moindre bivouac, de la moindre Quechua….

Etonné et dégoûté, j’ai aussi observé, dans l’interstice situé juste entre le tablier et le pilier du pont Joffre, un grand carton posé à même le sol, juste à côté d’un sac de couchage  et de quelques cabas empilés. Comment peut on vivre, dormir dans un endroit aussi exigu, glauque, inconfortable ; dans l’ombre, dans la solitude et l’anonymat ; de surcroit avec le bruit incessant et angoissant du roulement des voitures juste au dessus de sa tête ?

Au niveau du pont Thinat, le chemin de terre et de sable est par endroits recouvert de rondins de bois et de carton calcinés, de canettes de bière forte et de boites de conserve. Il suffit de lever la tête à environ 6 mètres de hauteur, pour découvrir, à la jonction du pilier et du tablier, un amas de couvertures, de vêtements chiffonnés, et des sacs à provision. L’autre jour, à cet endroit, j’ai même surpris un gars, torse nu disposant sa chemise trempée sur des branchages. J’imagine qu’il avait fait sa lessive dans les eaux de la Loire…

Froid, faim, misère, précarité, crasse, errance, solitude, détresse, urgence, abandon, déchéance…

Un SDF sous la place d'Arc à Orléans

Un SDF sous la place d’Arc, près du parking à vélo à Orléans

Un peu partout ailleurs en ville…  des sortes d’abcès, de furoncles :

  • le campement installé sous les arcades du Conseil Régional, celui de la dalle Saint Paul : évacués, expulsés, pour « trouble à l’ordre public » ;
  • cet homme, un africain ? échevelé et à la barbe longue, qui vit et qui dort depuis des mois sous la place d’Arc, vaguement protégé par la rangée d’arceaux du parking à vélo ;
  • les deux tentes Quechua posées sur un bout d’herbe au milieu du trafic du boulevard Jean Jaurès ;
  • les occupations « sauvages » à l’arrière du Relais Orléanais ou au pied du pont de l’autoroute…

Mais au fait ? Pourquoi est-ce que j’ai ressenti la nécessité d’écrire un billet à ce sujet ?

Parce que, au fond de moi, j’ai toujours eu cette peur diffuse de voir ma vie basculer, du jour au lendemain, et de me retrouver à la rue, seul et sans rien. J’éprouve sûrement le besoin de parler de cette peur, de toucher cette réalité, pour mieux l’écarter et pour la repousser, loin.

Parce qu’on les croise partout et tous les jours. On fait mine de ne pas les voir on fait semblant de ne pas savoir… On court, on est dans la course, on ne s’arrête pas ! On ne se parle pas d’avantage ; de toutes les façons, on ne parle pas la même langue…

Parce que, en portant mon attention, en exprimant mon intérêt pour ceux là, je tente de leur adresser mes marques d’Humanité et de solidarité.

Parce que je veux probablement aussi, atténuer ma honte et ma culpabilité.

Parce qu’il m’apparait aussi nécessaire pour rester humble, d’avoir la pleine conscience de mon statut de Privilégié. Puisque Tous mes besoins primaires sont assouvis, j’ai cette chance d’être en capacité de m’offrir du luxe pur, des plaisirs futiles et superflus, j’en veux pour exemples :

  • courir sans but précis, une paire de pompes à 150 €uros aux pieds ;
  • entretenir ma forme, ma santé, mon bien être, mon équilibre ;
  • surveiller ma distance, ma vitesse moyenne, mon rythme cardiaque, et ma consommation de calories…
PS 1er avril : hier je suis passé sous le pont de l’Europe et j’ai pu constater l’installation de plusieurs  tentes. Attendons la suite….
Plus ou moins dans la même veine, j’ai aussi écrit cela : Le jeu du Bonjour

Running : voir et (surtout) être vu

Courir la nuit, comme en plein jour

Courir la nuit, comme en plein jour

Courir en ville la nuit : une lampe running pourquoi faire ?

Côté équipements, outre les chaussures, toujours plus techniques et plus performantes…, on pensait avoir TOUT VU. Une sorte de grand bazar de l’insolite, de l’improbable, du superflu  et de l’ébouriffant : lacets auto bloquants, chaussettes anatomiques et Five Fingers ; chaussettes de contention, de compression ou de récupération ; cuissard anti UV, ventilé, gainant et amincissant ; ceinture porte dossard, porte bidon ou porte fioles avec poche zippée pour les petits objets ; montre gps connectée, T-Shirt perspirant et inspirant, manchons autoreverse, Camelback réfrigérant à robinet anti-gouttes, lunettes photochromiques et antibuée, gels « sans sucres ajoutés », Gatosport bio, végan et sans gluten…

Qu’est ce qu’on allait bien encore pouvoir nous inventer ?

Voilà t’y pas qu’une nouvelle tendance se fait jour… Enfin… « se fait jour »  … plutôt la nuit, pour le coup …

Mais sii : ouvrez les yeux et regardez bien ! La nuit, en ville, les runners sont de plus en plus nombreux à courir, harnachés d’un dispositif d’éclairage ressemblant peu ou prou à celui d’une bicyclette : une lampe blanche posée sur le torse, une lampe rouge accrochée dans le dos.  

De quoi parle t’on au juste ? D’un tout nouvel accessoire qui, selon les fournisseurs a été dénommé : « lampe poitrine » (Cdiscount), « lampe running » (Décathlon), ou encore : « lampe pectorale » (Intersport). Il est composé de bretelles élastiques et ajustables qu’on enfile autour du corps. Y ont été accrochées les deux lampes de type LED, blanche et rouge. On dispose de plusieurs réglages : éclairage en continu ou clignotant, intensité normale ou économique, recharge des batteries par port micro usb, lampe orientable, cache anti-aveuglement. Certains modèles haut de gamme savent même moduler automatiquement l’intensité lumineuse en fonction de l’environnement. En fait, en ces périodes de fêtes, pour peu qu’on ait un peu d’imagination, et que la dite lampe soit branchée en mode cligno, on pourrait la confondre avec une guirlande de Noël de chez Babou, ou de chez Gifi 😉 Et l’ensemble vous est proposé au prix de combien ? Entre 20 et 140 €uros. 

Alors …? gadget ou innovation ?

Laissez moi deviser sur l’utilité ou sur la futilité de l’objet.

Tout d’abord il faut qu’on m’explique l’intérêt qu’il y a à mettre en marche la fonction « éclairage clignotant » : un coup ça éclaire et je vois, un coup c’est éteint et je vois rien ? C’est une blague ? C’est débile ! C’est clair comme du jus de chaussette… Bon, je passe aussi  sur les risques de survenance de  troubles psychédéliques et psychotiques…

Et puis… autant je veux bien admettre qu’une bonne lampe frontale peut avoir son intérêt pour courir de nuit, en forêt ou sur des chemins agricoles ; autant je me pose la question de la necessité d’éclairer le parcours parfaitement aménagé et macadamé des bords de Loire, en plein centre ville d’Orléans. Les réverbères, les phares des voitures, les vitrines des magasins, les façades des monuments… la nuit, nos villes baignent dans une ambiance très lumineuse, au point qu’on y voit bien clair, clair comme par une nuit de pleine lune, clair comme en plein jour 😉

Courir la nuit, comme en plein jour

Du coup, pour ces mêmes raisons, je ne vois pas non plus l’avantage de cet équipement sur le plan de la sécurité.

Vu sous un autre angle, c’est un fait objectif de dire que la lumière a cette particularité de capter l’attention, de souligner et d’embellir les mouvements, d’amplifier les impressions de vitesse, d’étirer les ombres, de renforcer les contrastes, de sublimer et de magnifier les formes. 

Aussi, il faut bien se rendre à l’évidence que tous ces effets conjugués finissent par transformer le coureur plus ou moins dilettante en un Homme agile et surpuissant !

J’en arrive à la conviction et à la conclusion suivante : finalement, le coureur qui arbore cet ustensile, (à plus forte raison lorsque celui-ci est réglé  en position « Flash »), ainsi magnifié et déifié, souhaite, de façon plus ou moins consciente, avant tout et surtout, se mettre en valeur, que dis je… se mettre en lumière ; et… flatter son égo…. 

 

Alors… pour votre wishList au père Noël ?  😉

PS : Ben… j’étais loin d’avoir tout vu : l’autre soir, en rentrant du boulot, j’ai aperçu un coureur qui portait deux petites loupiottes accrochées à ses chaussures…. Deux billets à ce sujet ici et