Circuit Saint Hilaire Saint Mesmin – Mareau aux Prés
Marre des artifices de notre Monde soit-disant Moderne ? Lassé par cette folle course après le temps, par cette course à l’argent, par le “Toujours Plus” ? Sommeil agité, maux de ventre, poussées d’eczéma, bouffées d’angoisse, limite pétage de plombs….. Furieuse envie d’un retour à une vie plus saine, plus simple, plus proche de la nature, plus frugale ?
Ok ! Il est temps pour moi de vous emmener sur un circuit d’environ 14 kilomètres, dont les principales étapes seront : les bords du Loiret et de la Loire par leurs rives gauches depuis le bourg de Saint Hilaire, la traversée de Mareau aux prés par champs et vergers et le retour à Saint Hilaire. Par ici !
Une fois n’est pas coutume, pour cette sortie, munissez vous donc d’une musette dans laquelle vous aurez rangé : quelques poches en plastique, un rouleau de papier essuie-tout, des tupperwares, des gants, ainsi qu’un bon couteau. Je vous propose en effet, à la fois d’allier et d’alterner les plaisirs de la course à pied et ceux de la cueillette, telle qu’elle était pratiquée jadis par nos sages aïeux ;-) .
Rendez vous à Saint Hilaire Saint Mesmin. Facile ! Traversez le joli pont Saint Nicolas puis, à quelques centaines de mètres sur la droite, vous trouverez le parking du Pâtis. A proximité, plusieurs bancs et tables de picnic qui seront tout à fait adaptés pour séances d’étirement et d’assouplissement !
Depuis l’extrémité de la venelle des mauvais payeurs, franchissez la grille d’accès. Le Pâtis c’est en fait un grand champ à vaches, recyclé en lieu de promenade et agrémenté de terrains de foot et de tennis. En guise d’échauffement, faites en donc le tour (du Pâtis) ! (noix en grandes quantités).
Quittez le Pâtis, direction plein Ouest en empruntant le chemin portant le nom énigmatique de : “chemin des belles filles prétendues” [ est-il question ici de filles qui se prétendent belles et qui ne le seraient pas ?... ou encore de prétendues belles filles qui s'avèreraient être en fait... des vilains garçons ?... ou peut être de jeunes et belles filles dont la virginité et la pureté ne serait qu'apparente ? Mystère....] (quelques châtaignes et noisettes).
Traversez la passerelle en bois qui enjambe un petit cours d’eau glougloutant dénommé : “la Pie” et rejoignez le très agréable chemin de promenade situé au plus près du bord de la rive gauche du Loiret (fraises des bois sur les talus et les berges).
Passez l’église du 11ème siècle au niveau du Port Arthur (et de l’excellent restau du même nom) et profitez pleinement du décor, genre canevas “home made” accroché au dessus de la cheminée : une berge bordée de roselières, de saules pleureurs et de quelques barques colorées, des ondes calmes et claires, à peine troublées par les lents déplacements des cygnes et des canards (c’est trop beau ! vraiment !
).
Vous abordez maintenant une partie plus humide et boisée (champignons). Puis vous longez plusieurs petits vergers (pommes et poires laissées là à l’abandon sur l’arbre ou sur le sol ; elles sont souvent petites, rabougries, bigornées, mal fichues, parfois un peu pourries ou grignotées mais ; une fois épluchées, épépinées et cuites à feu doux elles donnent une délicieuse et odorante compote (sans sucre ajouté svp, sacrilège …!)).
Voici maintenant une succession de petites cabanes de jardin bordées de haies plus ou moins entretenues (mûres et poil à gratter dont le nom savant est cynorrhodon et dont on nous dit qu’il a des propriétés toniques, astringentes et épuratives ; on consomme l’écorce au goût acidulé contenant, s’il vous plait ! dix fois plus de vitamine C que le citron).
Longez le champ en friches et vous voici presque au niveau de la pointe de Courpain (jeunes feuilles de pissenlit et de plantain à consommer en salade, brassées d’orties fraiches à préparer en soupe épaisse avec une pincée de sel et une petite pointe de crème).
Baignade interdite à la pointe de Courpain ! Il ne me semble pas par contre qu’il soit interdit de se rafraîchir les pieds dans cette eau tellement transparente qu’on pourrait être tenté de la boire…. (eau non potable). En saison, la rivière est partiellement couverte par de longues algues, d’un beau vert pâle et lumineux ; ainsi que par des centaines de renoncules flottantes d’un blanc éclatant (désolé, ces fleurs sont toxiques
)
Un petite grimpette et vous voici sur la levée de la Loire (asperges et ciboulette sauvages, un peu fermes et au goût très prononcé ; escargots… sauvages aussi ! un peu fermes et au goût prononcé aussi
).
De là, entamez votre retour par les champs de Mareau et pour ce faire, prenez les petites routes : à gauche par le lieu dit “vieux bourg”, à gauche encore et droite au calvaire (épis de maïs tombés d’une remorque ou perdus au coin d’un champ).
Vous approchez peu à peu du bourg de Saint Hilaire (pieds de vigne oubliés, cachés dans les haies et produisant un raisin goûteux, à la peau épaisse ; grappes de petites billes de sureau noir à faire cuire ; quelques poignées de cerises cueillies sur les branches dépassant des jardins).
Pour finir, profitez de votre arrivée dans le bourg, votre musette boursouflée sur l’épaule pour commander une bonne baguette à la croute dorée et craquante et à la mie souple et ordorante , et… pourquoi pas ? une bouteille de Gris Meunier , le vin rouge local ? (à consommer avec modération, cela va de soi !…)
Allez ! admettez que, au terme de cette balade bucolique et récréative, ainsi que du repas frugal qui fera suite, vous aurez retrouvé un brin d’appétit de vivre, de vigueur et de bien être ! Non ?
