Dahab, minuit. Un taxi nous emmène au pied du Mont Sinai. Au pied, un monastère, plein de taxis, de pick ups et de groupes de randonneurs.
Ascencion en compagnie d’autres groupes de jeunes anglais ou égyptiens, beaucoup mieux equipés que nous : torches, bâtons, sac à dos … Nous profitons de leurs lampes de poche pour grimper dans des chemins escarpés. C’est parfois assez physique, à tel point qu’une de nos collègues d’aventure décide de faire demi tour et de nous attendre au pied du monastère (elle aura en fait passé une bonne partie de la nuit à somnoler dans le taxi)
A mi chemin, nous nous arrêtons dans une cahute à l’intérieur de laquelle un commerçant nous propose un thé. Moment magique, le silence de la nuit, le froid se fait sentir en altitude. De la lucarne de sa boutique en planches, rien d’autre que le ciel étoilé.
Arrivée au sommet, il fait encore nuit. Beaucoup de monde ! De place en place, ça commence à chanter, à prier ? Tout le monde attend plus ou moins religieusement la levée du soleil. Je suis pris soudainement de tremblements, d’une sensation de froid au bout de mes doigts, d’engourdissement : pas bien du tout ! Trop d’efforts, l’altitude, le manque de sommeil, trop de fête : tout à la fois ?
Au bout d’une demi heure, la forme revient et le soleil pointe enfin le bout de son nez. Le décor est saisissant : à perte de vue des montagnes, des dunes et le désert prenant des couleurs ocre, rouge, rose, beige. Nous faisons la descente à toute allure. Certains pélerins aventureux prennent des racourcis et font rouler des grosses pierres sous leurs pieds au risque de chuter ou d’envoyer des pierres sur les randonneurs en contrebas.
Super balade. Nous avons bien mérité une après midi de repos sur la plage de Dahab, ville touristique et babacool.