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courir à Orléans dans le loiret et alentours

courir à Orléans dans le loiret et alentours

Ok, je milite pour un sport simple, économique et accessible à tous, mais je me dois quand même de vous recommander quelques bonnes adresses.

Tout d’abord, côté chaussures, un magasin spécialisé dans l’endurance, basé rue Jeanne d’Arc à Orléans et tenu par un praticien, un technicien et un passionné de la course à pied. Je ne dévoilerai pas son nom tant que ce magasin ne m’aura pas versé de rétribution en contrepartie de la pub que je lui fais sur ce blog  ;-)

Certes, on doit pouvoir trouver moins cher ailleurs, mais rien ne vaut un bon conseil et,  à la faveur de telle ou telle course locale, vous ne manquerez pas de ramasser à l’arrivée un bon de réduction sur votre prochain achat dans le dit magasin.

 Je citerai également le magasin Fleureau à Fleury les Aubrais que je connais moins mais qui semble être également apprécié par les coureurs. Aux dernières nouvelles, le gérant serait lui aussi praticien mais empêché pour cause de…. sciatique, hernie, lombalgie ?

Il va sans dire que ces deux enseignes tiennent fréquemment un stand à l’arrivée des courses locales.

Pour le reste, je ne vous ferai pas l’affront de vous citer les grandes enseignes nationales spécialisées dans le sport pour ce qui concerne vos achats de :  shorts, chaussettes, shirts….  

 

Côté lectures, la revue de référence semble être : “Jogging International”. Je suis tombé dessus par hasard et la lecture de ce magasine à constitué pour moi un véritable rôle de déclencheur : je suis en effet tombé en arrêt sur une pub  pour la course des “20 kilomètres de Paris” et j’ai aussitôt décidé de m’inscrire pour la première fois de ma vie à ce genre de compétition ! Depuis, j’ai attrapé le virus et je participe régulièrement aux courses du coin. J’achète épisodiquement ce magazine et j’avoue apprécier d’y trouver des dossiers sur les techniques d’entrainement pour le marathon, des pubs pour des chaussures toujours plus confortables, souples et légères, des pubs pour des pommades et compléments alimentaires aux effets apparament miraculeux, des reportages ou témoignages sur telle ou telle course mythique des bords de mer ou dans les fins fonds du désert africain… J’y ai découvert des fondus des très grandes distances ou des températures extrèmes.

Côté informations, le site web incontournable est www.infosport-loiret.fr.  Toutes les courses locales, les infos pratiques et les modalités d’inscription, les résultats et les photos prises semble t’il, par des bénévoles ! Pas moins  !!  Il se dit en plus que ce site serait géré par un non professionnel : bravo pour le sérieux, la simplicité, l’exhaustivité et  la réactivité !!

Je citerai également la bible du coureur à pied : l’annuaire le bipède” le bien nommé, qui recense sur plus de 400 pages, année après année toutes les courses classées par villes, par distances et par dates. Cet annuaire se feuillette un peu comme le catalogue de la Manufacture ou de la Camif et tient une place de choix sur ma table de chevêt. Il permet de rêver depuis le fond de son canapé ou de son lit à l’évocation de lieux ou de courses plus ou moins lointains et idylliques. Annuaire à commander (20 €) ou parfois offfert par votre chausseur préféré en fin d’année, avant parution de la nouvelle édition.

Coté blog : le site du club de mardié qui organise tous les ans une course au profit du Téléthon http://lco-running-mardie.over-blog.com/ et le recit d’un gars dont l’alias est runstephane http://runstephane.free.fr/ et qui entre autres a fait le canal d’orléans de bout en bout  : http://forum.ultrafondus.net/blog.php?b=626 .

 

Enfin, 2 sites qui permettent de reconstituer, de visualiser et de calculer de façon précise le trajet et le kilométrage de l’une de vos courses www.openrunner.com et www.wanarun.net.

J’attends en retour vos suggestions et bonnes adresses ! 

Courir dans la région orléanaise suppose de s’approprier la géographie locale, les noms de villes ou de quartiers. J’ai ouï dire que les personnes venant juste d’emménager à Orléans sont souvent plus ou moins déconcertées, désorientées par les noms de lieux commençant trop souvent par Saint  : “Saint Ceci, Saint Cela, ….je les confonds tous ! “Saint Ceci, c’est au nord ou au sud de la loire déja ?” “….Yen a de trop ! On ne sait plus à quel saint se vouer !”.  A ce propos j’ai très récemmentéchangé avec un olivetain qui réside dans cette commune depuis plus de 5 ans et qui m’a avoué être incapable de situer Saint Jean le Blanc… :-o

Je vous propose donc de vous donner quelques repères donc un 360 ° des communes que vous allez traverser à la faveur de vos runs échevelés à Orléans et Alentours.

A l’Ouest de l’agglo, rive droite, la Chapelle Saint Mesmin et ses bords de loire très prisés par les coureurs, les marcheurs et les VTTistes. L’usine Michelin et la Verrerie Saint Gobain sont fermés depuis bien longtemps déja. Le siègle National et la centrale d’achats du groupe Mr Bricolage ont depuis quelque années pris place dans le paysage économique. 

Au Nord de l’agglo, l’ouvrière Saint Jean de la Ruelle, sa mairie à l’architecture un rien soviétique, sa piscine chauffée à vagues et à tobboggans, son activité industielle encore  marquée par les usines Thermor devenue Fagor Brandt,  Renault devenue TRW (bâtîment aujourd’hui désaffecté pour cause de relocalisation de l’activité à la Source) et Coussinets Minces devenue Federal Mogul.

A l’Est rive droite, Saint Jean de Braye, son vieux bourg, ses bords de loire, le canal d’Orléans et les chemins de halage. Côté économie, vous ne pouvez manquer l’ancien Batîment  IBM  qui devient peu à peu une friche,  la caisse de retraite CIPS rebaptisée Medéric à la faveur des fusionset de mariages plus ou moins rapprochés. A l’écart de la loire, les incontournables usines Dior et Caudalie, toutes deux situées au pied du parc et du château de la charbonnière, parc que je vous recommande chaudement pour ses circuits variés et ombragés.

Au Sud Est, rive gauche, Saint Jean le Blanc, ses bords de loire, l’île charlemagne et et ses nombreuses possibilités de circuits, la piste cyclable “loire à vélo” et la levée qui vous emmènent sans qu’on y prenne garde jusqu’a Saint Denis en Val et enfin, la piste cyclable qui part du débouché sud du pont Thinat et qui vous conduira direct jusqu’ au pied du parc Floral et à l’entrée de la commune de Saint Cyr en Val.

Au sud Ouest, rive gauche : St Pryvé Saint Mesmin, pour les bords le la loire ou du loiret, pour la pointe de courpain et sa réserve naturelle, pour le (petit) lac de St Pryvé . A proximité : Saint hilaire-Saint Mesmin pour son hôtel restau “l’Escale du Port Arthur”, pour son  parc entre loire et Loiret et pour le chemin qui serpente le long du loiret  avant de venir lêcher la pointe de courpain et de vous déposer via la levée de la loire auwx pieds de l’église de  Cléry Saint André.

La où ça se complique, c’est que dans un deuxième cercle situé à 15-30 kms à vol d’oiseau  d’Orléans on trouvera : Saint Denis de l’hôtel (beau chemin longeant la loire jusqu’a Chateauneuf et St Martin d’Abbat), St Ay(prononcer “Saint I”, St Benoit sur Loire (et son abbaye), La Ferté St Aubin. Ca se corse vraiment si l’on rajoute les noms des quartiers et des églises d’Orléans :  Sain Paul, Saint Jean, Saint Aignan, Saint Pierre le Puellier, St Euverte, St paterne, St Loup, Saint Marc, Saint Marceau

 

Mais au fait ? Qui est le saint patron des sportifs ? : internet me suggère deux noms : Pier Georgio Frassati et Jean Bosco. S’

Les premiers symptômes sont apparus en juin, au terme de la course du donjon à Olivet. A l’arrivée, je mets la gomme et je termine dans un temps honorable de 1h05 pour 15 kms. Je ressens alors un vague  tiraillement dans le haut de la cuisse, que j’attribue à l’effort que je viens juste de produire.

Début juillet, alors que ce tiraillement persiste, je me lance dans mon périple annuel et solitaire à vélo : va pour le tour de bourgogne à vélo ! soit 600 kilmoètres en 4 jours ! Le vélo semble me faire du bien et je supporte autant le pédalage en plat, que l’ascencion de quelques belles côtes vers Beaune, que la position assise sur la selle.

Au terme de ce périple, alors que je m’apprête à reprendre le train du retour pour Orléans, je décide de courir un peu sur les bords du canal à Auxerre. Une demi heure de course et je stoppe net, tenaillé par une douleur dans le haut de la cuisse et dans la fesse.

Je referai plusieurs tentatives au cours de l’été et à chaque fois je serai obligé de m’arrêter en raison de cette satanée sciatique !

Ce ne sera qu’au terme d’une période d’abstinence d’environ 5 mois que j’aurai pu reprendre peu à peu  la pratique de mon sport favori.

Encore une grande classique pour les Orléanais et habitants du loiret. Cette course se déroule habituellement vers mi octobre.  Je fais le voyage Orléans / Jargeau avec mon accolyte habituel, attention au radar à la traversée de St Denis en Val….  A l’arrivée : parkings complets, trottoirs encombrés et service d’ordre à tous les carrefours. Clairement, cette course amène de l’animation et de la couleur dans le village !

Les inscriptions ont lieu sous la grande halle sous laquelle se déroule tous les ans la fameuse foire à l’andouille. Dans l’attente du départ,  j’ai grand plaisir à discuter avec des copains et copines de fac, des relations de travail, et quelques coureurs de mes  connaissances.

Top départ ! Ciel bleu, pas de vent, le fond de l’air est un peu frais : bref, météo idéale !

Il s’agit d’un 15 kilomètres qui débute par une traversée des rues commerçantes du bourg et qui, après avoir longé la loire, nous fait emprunter la levée pour rejoindre la route d’Ouvrouer les Champs. Après avoir traversé l’exploitation horticole “Horti GT” où nous attend un premier ravitaillement, on fait demi tour et on longe à nouveau la loire par un petit chemin. Pas facile de doubler, sur cette dernière portion c’est plutôt étroit ! Retour par la levée, passage par le centre bourg, une petite balade dans Darvoy et demi tour pour l’arrivée au pied de la halle de Jargeau.

Comme d’hab. je me serai arrêté 3 minutes : une première fois pour me sustanter,  pour me désaltérer et pour faire la bise à quelques copines bénévoles et une deuxième fois en haut d’une petite côte qui m’aura asphyxié. Un score somme toute honorable en dépit de ces 2 arrêts :  j’arrive en 1h14.

Après  un déjeuner moules frites chez ma frangine qui réside dans le patelin,  je décide de faire le retour à Orléans en courant depuis Sandillon, distance estimée à 11 kms. J’aurai donc fait dans la journée 15+11 kms en courant !  Mon projet de réaliser le marathon du Mont St Michel en 2010 prend corps….

Depuis l’hippodrome de l’ile arrault, rejoindre le pont de l’Europe. Vous n’oublierez pas de vous boucher le nez en passant à proximité de la station d’épuration (en cours de réfection). Après avoir traversé le pont, prendre le chemin à gauche. Vous êtes au niveau de l’ancienne usine Renault /Trw .

2 options pour rejoindre notre première étape : le camping de la Chapelle Saint Mesmin. (environ 25 minutes depuis l’hippodrome)

Soit, prendre le chemin haut qui vous fait face (levée) :

  • quelques beaux panoramas sur la loire, notamment au niveau du bourg de la Chapelle Saint Mesmin ;
  • de belles demeures et résidences dans des parcs ombragés, à l’abri de murs et des grillages ;
  • un chemin de terre et de sable relativement confortable,
  • quelques montées et descentes, la principale se situant sous l’autoroute A71 ;
  • un chemin relativement ombragé,
  • pour ceux d’entre vous qui ont horreur de la solitude, vous croiserez imanquablement quelques promeneurs, cyclistes, coureurs et joggeurs ;
  • des bornes tous les kilomètres (jusqu’à Chaingy), c’est bien pratique !!

Soit, plonger à votre gauche prendre le chemin bas, au plus près de la loire :

  • un chemin caillouteux et pas toujours très confortable, il y a même une portion pavée au niveau du bourg de la Chapelle St Mesmin ! (mais bon ça va on peut quand même courir !!)
  • un chemin plus sauvage, orné d’herbes folles et beaucoup moins fréquenté,
  • un chemin qui comporte moins de dénivelé,
  • un chemin parfois inondé ou impraticable quand la loire est haute,
  • un chemin envahi de lapins, qui se trissent à votre arrivée en rigolant !

Pour agrémenter votre course, et dans l’ordre de passage sur vos écrans :

  • le camping de Saint Jean de la Ruelle qui accueille l’été quelques touristes,
  • une vue vers les escaliers abrupts en pierre qui partent de la levée et qui descendent vers la loire,
  • au niveau de l’église de la Chapelle, la grotte au dragon, qui selon les sources internautiques : soit “hébergeait un dragon à l’haleine pestilentielle combattu par Mesmin” soit constituait “un lieu de réunion druidique” ;
  • un spot sur le camping de la Chapelle Saint Mesmin, semble t’il définitivement fermé (pourquoi ?) et lui aussi envahi de lapins !!

C’est ici que commence la deuxième étape : le chemin de l’ours jusqu’au camping de Saint Ay via Fourneaux. (environ 40 minutes depuis le camping de la Chapelle)

Après avoir passé le camping et l’aire de jeux, prendre à droite un chemin qui part dans les sous bois. Au terme de quelques centaines de mètres, vous retrouverez la levée de la Loire. Aux classiques tronçons de sable, succède l’herbe plus ou moins haute ou quelques parties caillouteuses que vous emprunterez jusqu’au lieu dit “Fourneaux” à Chaingy.

Vous attaquerez vaillament un chemin bordé de maisonettes, mi cabanons, mi résidences de vacances , mi bungalows, toutes exposées plein sud face à la loire, avant d’entamer une belle côte. Continuer sur 2 petits kilomères en longeant la loire et, de l’autre côté du fossé, voici le camping “La fontaine de Rabelais” de Saint Ay, terme de votre course. Attention : il est interdit de boire de l’eau au bloc sanitaires du camping…. ou alors, il ne faut pas se faire attraper par le gardien (le gérant ?) !! ” C’est réservé aux campeurs ! c’est clair ?”

Allez, il est temps de faire demi tour ! Et profitez en pour emprunter les chemins parralèles : en zieutant bien vous verrez : des champs d’asperges, la pointe de courpain (point de jonction entre loire et loiret), plein d’autres maisonnettes croquignolettes, un mini golf, …

Nota : j’aurais pu intituler cet article “le circuit des stations d’épuration” puisque le parcours qui vous est proposé passe par la station d’épuration de l’île arrault, le bassin de décantation de Saint Jean de la Ruelle, et les stations de la Chapelle Saint Mesmin, de Chaingy, et de Saint Ay. Oh ! Loire patrimoine mondial de l’Unesco ;-)

Bon ! d’accord ! courir est avant tout et surtout un plaisir, mais il n’empêche que je peux être sujet à certains agacements. En voici la liste (de mes agacements…) ça méneeeeerve :

  • ça méneeeeerve : cette tendance lourde consistant, peu à peu, à bitumer, à bétonner, à enrober  tous les chemins.  Vivent les sols souples, la terre, le sable, l’argile,  les pierres, le pissenlit, le chiendent, l’ortie, la ronce, les souches,  les flaques, la boue et les bosses !!
  • ça méneeeeerve : les déchêts et résidus qui encombrent les bords de loire, les chemins, les fossés, les sous bois.  Au Top Ten des déchets :  paquets de cigarettes, canettes et bouteilles d’alcools divers, reliefs de picnics, papier toilette et mouchoirs en papiers, poches en plastique, sacs poubelles remplis… d’on ne sait quoi, gravats divers, chiffons et vêtements, enjoliveurs et autres morceaux de voiture…Yen a marre ! Ramassez vos détritus ou allez  à la dechettterie M…E !!
  • ça méneeeeerve : la présence parfois envahissante des Roms, des SDF Quechua, des pêcheurs Kronenbourg, qui regardent les chemins et les pistes cyclables comme des espaces privatifs. Vous voulez du respect ? alors respectez l’espace public et laissez le propre, c’est un minimum !
  • ça méneeeeerve : les panneaux d’avertissement : “attention pièges”, “chien méchant”, “poison”, …
  • ça méneeeeerve : les chiens fous, affamés et enragés qui convoitent mes mollets avec gourmandise, derrière le grillage de la propriété dont ils ont la garde ;
  • ça méneeeeerve : les chiens en goguette qui, obstinément, cherchent à passer entre mes jambes tout en me mordillant les chevilles,  pour le grand plaisir de leurs maîtres hilares : “Mirza ! Ici ! Vous savez : il n’est pas méchant…. !”;  
  • ça méneeeeerve : les motards, quads et bikers qui confondent trop souvent les chemins avec des terrains de cross ; je dois avouer que parfois je rêve que tel ou tel motard  pétaradant se vautre lamentablement au prochain virage….
  • ça méneeeeerve : la  surabondance de technologie et de business qui gagne peu à peu ce sport qu’est la course à pied : cardio fréquence mètres, chronomètres, gps, camelbags, lampes frontales,  ceintures de survie (avec logements spécifiques pour fioles de carburant…), textiles  fluo en microfibre, aérés brevetés :Goretex et Kevlar, pommades, onguents odorants et potions diverses…, sans parler des chaussures testées par la Nasa, résistant aux pires torsions, absorbeuses de choc, et…. respirantes…  Selon moi : il faut bien sûr un minimum d’équipement mais trop c’est trop ! La course à pied ça doit être et rester un sport simple, économique et grand public : une paire de baskets un short, de la motivation : thats all  ! 
  • ça méneeeeerve : les chantiers et travaux divers qui m’obligent à faire des détours ou à rebrousser chemin ;
  • ça méneeeeerve : les gens qui se la pètent et qui enfermés dans leur bulle ipodique au format mp3 ne répondent pas à mon salut ;
  • ça méneeeeerve : les voitures qui m’ignorent et qui refusent de me laisser traverser, (bon d’accord mea culpa il m’arrive de vouloir traverser inopinément en dehors des pasages piétons)
  •  ça méneeeeerve : les tags dégoulinants et peu signifiants conçus par des pseudo artistes rebelles et en panne d’inspiration.  

 

C’est sûrement l’un des circuits que je pratique le plus assidûment. A cela, plusieurs raisons :

  • j’habite à Orléans, dans le quartier du Champ de Mars, il me suffit de sortir de chez moi et le chemin qui longe la loire, vers l’est, me conduit direct à l’île Charlemagne : pratique, pas de perte de temps !!
  • des bornes tous les 100 mètres balisent une bonne partie du parcours, bien utile pour se caler un rythme !!
  • si l’on excepte la bosse au kilomètre 1, le parcours est relativement plat.
  • la durée de ma course peut aisément être modulée en fonction de mon état de forme ou du temps dont je dispose : grande forme -> grand tour de l’île (grand lac et petits lacs, kilométrage estimé à 4.5 kms) ; petite forme ou pas beaucoup de temps -> petit tour (grand lac seul, kilométrage de 3,2 kms).
  • on trouve des robinets et des toilettes, (pas toujours très propres mais, bon parfois ça dépanne) à différents points autour de l’île.

Ambiance : Entre le pont Joffre et le pont Georges V, de nombreux canards et cygnes attendent leur ration quotidienne de pain sec. Sur la droite deux immeubles hlm imposants au pied de la RN20 font face à la loire ; originalité ils sont chauffés au bois !  

Entre le pont Thinat et l’île Charlemagne on aperçoit les logements de la Sonacotra à Saint Jean le Blanc. Au pied, le dimanche matin, un marché très animé, à n’en pas douter l’un des plus méconnus et des moins chers d’Orléans.  Côté loire, les sternes ont élu domicile sur une bande de sable qui tient lieu de parking et de dortoir : ça piaille, ça braille, ça couine, ça grince, …. quel raffut !! 

 Autour de l’île, une belle bosse à escalader au kilomètre 1. Eviter le dimanche, les vacances d’été, c’est Orléans plage, embouteillé de baigneurs dotés de parasols et de glacières, de poussettes, de tracteurs en plastique jaune, de vélos à roulettes, etc…

De nombreuses compétitions et manifestations y sont organisées dont le désormais traditionnel challenge de l’Orléanais, inter entreprises, prochain rendez vous en juin 2010. Depuis peu, vient de s’installer un parcours accrobranches qui ma foi, m’a l’air assez sympa et riche en sensations fortes.

Variantes : les grands jours, on peut aussi décider de pousser vers Saint Denis en Val en empruntant une partie de la piste cyclable ” loire à vélo” et la levée à partir de la base de kayak. On peut faire demi tour plus loin vers l’est, au niveau de la carrière ; là, un chemin longe la loire ( et la plage des nudistes) au plus près.  Les vues de la loire et de ses méandres depuis la levée quasi vierge de circulation automobile valent le détour (comme dirait Michelin !).

On peut également pour faire une boucle rive gauche / rive droite traverser la loire en empruntant la voie piétonne qui longe le pont emprunté par les trains. Si vous croisez un train, (Paris Clermont par exemple) : sensations garanties. Attention quand même aux projections de gravillons !

Une course classique pour les orléanais. Pour ce qui me concerne, elle débute au pied de l’hippodrome et du champ de mars, passe par le pont Georges V ; le vrai départ se situant à l’extrémité ouest du canal, rive droite.

On m’a affirmé qu’en des temps reculés, à cet endroit se trouvait une piscine, je crois d’ailleurs avoir vu de vieilles cartes postales (années 50 ?) qui attestent de ce fait.

Ambiance :

Ce qui rend le parcours original et agréable tient aux faits :

  1. qu’on peut, entre loire et canal d’Orléans, emprunter 3 voies parallèles et mitoyennes : 1 – le chemin de halage, allée de sable bien plane ;  2 – la levée, un peu plus haut avec quelques dénivelés ; 3 – le mur de séparation entre loire et canal qui, sur certains tronçons tient lieu de voie piétonne et qui se transforme en bute puis en langue de terre vers Combleux et Chécy ;
  2. que tout en traversant successivement : Orléans, Saint Jean de Braye, Combleux et les jours de grande forme : Chécy ; on pourra apprécier les clochers, les placettes, les écluses les ponts et passerelles fleuries (notament à Combleux), qui permettent de franchir le canal à différents endroits ; 
  3. qu’il Il y a toujours une jolie lumière !! de belles résidences aux balcons (et parfois piscines) exposées plein sud, face à la Loire ;
  4. qu’on peut se désaltérer : ne pas manquer de faire un stop sur la place de Saint Jean de Braye et sur l’entrée du parking de Combleux (face à la passerelle) : des pompes  d’eau potable vous attendent !! Une pompe a été installée en  face du bateau bar O bato en centre ville !  En cas de soif, vaut mieux calculer !!
  5. qu’on visitera, à la vitesse du coureur, quelques bonnes tables et terrasses de l’agglomération orléanaise, successivement : les Terrasses du bord de loire à Orléans, les Toqués à Saint Jean de Braye, la Marine à Combleux, le Weekend, place de l’église à Chécy. Mention spéciale,  au tout nouveau restau “le girouet“sur le quai chatelet, restau classe à tendance rustique et bio exposé plein sud avec terrasse face à la loire ! 

Quoi de neuf ?

  1. Le bateau bar l’inexplosible est en cessation de paiement, une victime collatérale de la crise ? J ‘y suis allé l’été dernier et j’avais peu apprécié les 3/4 d’heure d’attente et le prix du coca +café qui devait avoisinner les 7 / 8 €uros. Changement d’enseigne, va pour “ô batô” ! 
  2. Les chemins longeant le canal sont peu à peu refaits.
  3. Une éolienne fraichement restaurée et classée au niveau de l’arrière des fonderies de cloches Bollée, à la limite entre St jean de Braye et  Orléans.

Attention dangers :

  1. Circuit à éviter le dimanche après midi, c’est je pense la balade favorite des orléanais, gare aux poussettes !
  2. L’été, non seulement vous vous battrez contre votre chronomètre mais aussi contre des nuées plus ou moins compactes de moucherons et autres objets volants, urticants et stridulents qui iront s’enchasser dans vos oreilles, dans vos poils de jambes blonds et légers, dans vos trous de nez, sur l’émail resplendissant de vos dents.  

Variantes :

On peut faire :

  1. une petite boucle dans le parc des longues allées, il jouxte la Clinique des longues allées (fléché de puis le chemin haut = la levée) ; 
  2. une grande boucle Combleux -> Checy en longeant la loire et Chécy ->Combleux via le canal.  

Ca vous fait saliver ? Alors, chauffez, chaussez vos baskets et …je vous attends avec un Perrier rondelle à la terrasse de la Marine !! 

Voici une liste non exhaustive des odeurs que j’ai pu capter à la faveur de mes footings et virées à vélo dans l’orléanais et ailleurs.  Elles marquent les saisons, la météo du moment, les activités des hommes. Elles participent à mon plaisir de la pratique de la course à pied et constituent un véritable stimulant. A la façon du roman “le Parfum” de Suskind  et depuis le coeur de la “cosmetic valley“, voici : “odeurs, flaveurs et senteurs” :

  • irritantes de pesticides dans les champs de pommiers, de poiriers et de vigne d’Olivet, de Saint Pryvé et de Saint Hilaire,
  • entêtantes de goudron chaud sur les levées de la loire,
  • subtiles de terre ou de sable mouillé,
  • musquées des marroniers au printemps,
  • suaves et enveloppantes du tilleul et du chêvre-feuilles en été,
  • répugnantes de cadavres et de charognes de petits animaux (lapins, oiseaux, poissons),
  • toniques de mousse, de champignons, des feuilles mortes en automne à Ménestreau en Villette,
  • libératrices de la poussière après la pluie,
  • lourdes d’eau croupie, de marécage, de vase et d’eaux stagnantes, 
  • excitantes de paille et de foin,
  • toniques d’herbe fraichement coupée,
  • suffocantes de boues, d’eaux de lessive et de bouches d’égout (station d’épuration de l’ile arrault),
  • rassurantes de café et de croissants chauds s’échappant des fenêtres des pavillons, des cafés et des boulangeries,
  • aigres de sueur (…celle des autres coureurs, puisqu’on ne sent pas sa propre sueur),
  • appéritives de cuisine raffinée le long des bords du loiret, le dimanche midi à Olivet,
  • âcres des prunes sauvages qui pourissent gentiment au soleil,
  • familières du lisier et du fumier épandu dans les champs,
  • piquantes et fraiches de pin et de bruyère, le long des chemins de sologne à Marcilly, à Menestreau, à Ligny le Ribault, à la Ferté Saint Aubin, ou au donjon d’Olivet,
  • rustiques de crottin de cheval (près des centres équestres du donjon ou de la charbonnière),
  • dérangeantes de gasoil lors de la traversée du pont Joffre ou du pont Georges V ou lors du passage pétaradant d’une mobylette,
  • vivifiantes d’embruns, d’algues ou coquillages le long des plages basques ou normandes,
  • soufrées des silex le long de la voie de chemin de fer traversant  la loire, le long du pont Thinat,
  • acidulées des mûres…
  • chargées d’huile, de graisse et de copeaux de métal près de certaines usines.

 Je comprends mieux maintenant pourquoi les manuels d’entrainement prodiguent cette recommandation “on respire par le nez, on souffle par la bouche !”  Alors, humez et profitez ! 

Le parc et le château de la charbonnière sont d’un accès facile à partir de la rocade. Ils sont situés au pied de l’usine Christian Dior, à la périphérie Est d’Orléans, sur la RN 152, direction Pithiviers. Des grands parkings vous attendent aux deux principales entrées : l’une, la plus sympa et ombragée au plus près des usines Dior, Caudalie, Konecranes et Famar l’autre  en direction de Rébrechien et de Marigny les usages.

Les pistes ombragées, longues et nombreuses ont depuis peu, été bitumées et balisées. Le fléchage des circuits peut s’avérer utile : rien ne ressemble plus à un chemin en forêt qu’un autre chemin en forêt !!

Selon votre humeur, votre parcours empruntera des forêts, des clairières, des vergers (pommiers et poiriers). On longe tantôt le château de charbonnière, tantôt un étang, tantôt une voie ferrée désaffectée, tantôt une ferme, tantôt un centre équestre.

Le circuit principal doit faire environ 6 kms.  De nombreuses variantes sont possibles : tangentes, raccourcis et détours selon : l’état de forme , la météo, le temps disponible,….  

Ambiance : amateurs de jonquilles, de muguet, de champignons, de fraises des bois, de mûres,… ce parc est fait pour vous !!  Il est relativement fréquenté le weekend et l’été (notament par les scouts) mais il est suffisament grand pour que sa fréquentation n’occasionne qu’une gêne mineure aux coureurs.  Le château fait face à une immense prairie,  à l’arrière séances de tir à l’arc. Un robinet se trouve au plus près des tables aménagées pour le picnic, au bord de la dite prairie et du terrain de tennis. 

Variantes : on peut également pousser jusqu’aux bourgs tranquiles de Boigny sur Bionne, de Marigny les Usages ou de Semoy où tous les ans fin septembre se déroule la course des mille lièvres et des 2 étangs (et …devinez ce qu’on nous offre à l’arrivée des 16 kms ? des pommes !!)

Un beau circuit, un grand bol d’air !

Il s’agit d’un must de la randonnée en Région Centre. Celle ci s’effectue de nuit, à la mi février de chaque année. Le départ a lieu au pied de la mairie et de la cathédrale de Bourges (classée patrimoine mondial de l’Unesco) et l’arrivée au pied de la colline de Sancerre, précisément aux “caves de la mignonne” (pas encore classées par l’Unesco mais ça ne saurait tarder…). Elle réunit environ 3000 marcheurs pour différentes distances, dont plus de 1200 personnes pour l’épreuve reine : le ”Bourges Sancerre” proprement dit, d’une distance respectable de 58 kilomètres. Cette expédition est organisée par la fédération cycliste locale : les cyclotouristes berruyers.

Ambiance : sur la ligne de départ, une animation à tout casser assurée habiltuellement par la Nouvelle République du Centre, par un groupe folklorique et ses claudettes. Le départ est matérialisé par un feu rouge posé là pour la circonstance, feu qui passe au vert à minuit pile, un grand moment d’effervescence et d’excitation !

On repèrera aisément des groupes de randonneurs chevronnés et équipés (torches, bâtons, sacs à dos,…) des familles au grand complet de 7 à 77 ans, des sportifs “pure players”, des amateurs plus ou moins avinés,  des groupes d’étrangers, ….

La première partie du trajet peut éventuellement se faire en courant sur des portions de routes goudronnées et sur des chemins larges et praticables. 

Pour ce qui concerne la deuxième partie, il faut vraiment être en bonne condition physique : ça grimpe, ça monte et ça descent, ça culmine à 500 mètres sur un parcours fait de collines et de vignobles, de coteaux et de crêtes. C’est la partie la plus dure mais aussi la plus attrayante : par temps dégagé, de belles vues sur les coteaux du sancerrois et sur la ville de Sancerre. La traversée de bourgs endormis, la rencontre de groupes d’amis qui discutent rompent la monotonie.

Des ravitaillements vous attendent tous les 10 kilomètres dans les salles des fêtes. Vous y humerez dans une ambiance moite : les odeurs de pied,  de chocolat chaud, de café amer premier prix, de sueur, c’est parfois suffocant…Un orchestre local vous serine un air traditionnel, genre “bourrée auvergnate” : pas étonnant que certains randonneurs tombent dans les pommes !! A l’arrivée à Sancerre en guise de récompense, un sandwich paté et verre de blanc vous attendent (si vous n’avez pas trop envie de vomir….) 

Prévoir une durée de 9 à 12 heures, selon l’état de forme, le nombre d’heures de course et l’état du terrain.

Parcours : pour cette année nous passerons par St Michel de Volangis, Les Aix d’Angillon, Humbligny, Neuvy les 2 clochers, Bué et enfin, si tout va bien, Sancerre. Il semblerait même que la traversée du bourg soit au programme avant la redescente sur les caves de la mignonne ! 

Attention plusieurs dangers vous guettent :

  • ampoules, coups de barre, douleurs musculaires aux genoux, aux cuisses, aux mollets et autres muscles que dont je ne soupçonnais même pas l’existence jusqu’alors, ongle décollé ( mon conseil : pensez à vous couper les ongles des pieds, ça met 3 mois à repousser un ongle du pouce du pied….)
  • selon la météo du jour ou des jours qui ont précédé, ça ressemble parfois au parcours du combattant : chemins détrempés, glaiseux, glissants ;  flaques d’eau énormes qui ne peuvent être contournées qu’à la condition d’accepter d’être griffé par un tas de ronces compactes ; signalétique absente ou effacée par la pluie  

Insolite : il peut être amusant de surveiller les arrivées des cars qui ramènent les randonneurs à Bourges : la quasi totalité des passagers descendra du car soit à 4 pattes, soit à la vitesse de l’escargot, soit en effectuant une magnifique grimace.

Chaque année à l’arrivée, pris par les diverses douleurs et par la fatique, je me jure de ne plus jamais refaire cette rando et chaque année je remets ça !!! Laissez vous tenter : rendez vous mi février 2010 !

sancerre au petit matin février 2009

Courir à Langres

Langres est une ville forfitifée classée Patrimoine Mondial de l’Unesco dans la quelle nous nous arrêtons de retour du ski, direction Orléans. Arrivée à l’hôtel Marmotte  situé à l’entrée de la ville et au pied du rempart.  Tout cela est de très bonne augure pour le footing de demain matin. L’hôtel est confortable et silencieux .

Une petite visite de la ville s’impose. Langres semble un peu endormie en dehors de la rue principale et de la place animée par une fête foraine. 19 heures : les cloches sonnent, les commerces baissent rideaux, la ville est soudain déserte. Nous partons à la recherche d’un restaurant. Notre choix s’arrête sur la pizzeria située dans la rue principale : accueil discret et très bon rapport qualité prix ! Visiblement beaucoup d’allemands viennent en voisins pour faire bombance en ce lieu.

Dimanche 7h. C’est parti !  Direction le centre bourg et ses fameux remparts. Ca bruine un peu ! Tout d’abord un ensemble d’immenses bâtiments militaires dont la plus grande partie semble laissée à l’abandon. Puis l’entrée de la ville matérialisée par une porte imposante et à droite, une plaque nous signale le  mess de garnison.

Et c’est parti pour 2 tours de ville par les remparts. Dommage que l’horizon soit bouché ! J’aperçois quand même pendant ma course les prairies avoisinantes et un lac imposant.  Le tour des remparts fait 3,8 kms. Les remparts, portes, tourelles, meurtrières et echauguettes sont biens conservés ! Pas grand monde ce dimanche à cette heure, mis à part  les premiers clients pour le marché et les papys et mamys promenés par leurs  chiens en laisse !

Allez ! je me lance dans le tour des remparts par la route en contrebas : de belles montées et descentes, une allée ombragée bordée de jardins ouvriers et de parkings à touristes déserts en cette saison, desservis par un funiculaire : quel luxe! . Ca monte et ça descend, j’ai le souffle court !  Je décide d’emprunter le jardin public. En contrebas du dit jardin après avoir passé bassins, vasques et fontaines glougloutantes, une belle piste cyclable m’attend pour terminer ma course.

 

Le complexe sportif du Donjon se situe à Olivet et comprend : douches, vestiaires, terrains de tennis, terrains de foot, de rugby, mini golf, club house, centre équestre…

Un must ou un grand classique pour les coureurs de l’agglo orléanaise.

Le circuit se déroule en quasi totalité en forêt sur un sol souple composé de sable, de feuilles mortes et d’aiguilles de sapin. C’est un parcours très ombragé et frais et en plus, ça sent bon !!.

Le circuit classique fait 3,4 kms, il est balisé tous les 100 mètres. On longera le centre équestre, quelques prairies habitées par les chevaux, des belles forêts de chêne et de pin et, en toute fin de parcours une modeste portion de l’autoroute A71.

Ambiance : on y retrouvera, notamment le dimanche matin : des jeunes cadres dynamiques, des quadras et des quinquas bobos, des gens qui comptent, d’Olivet d’Orléans et alentours. Bref : un bon endroit pour se faire un chrono, pour voir et être vu ou pour se faire des relations !!

Insolite : arrêtez vous au café club house, trouvez une table au soleil, plein sud, face aux terrains de tennis et commandez par exemple un coca : 1 €uro, le moins cher que je connaisse de l’agglo …

A mi juin de chaque année, les courses du donjon font partie des rendez vous attendus. Le parcours de 15 kms permet d’investiguer les champs, vergers et vignobles de Saint Hilaire Saint Mesmin. Un tirage au sort permet de gagner des lots assez sympas.

C’est dimanche, c’est le printemps,

Aujourd’hui, je veux me tester sur un 20 kms non stop, en guise d’entrainement pour le semi marathon de Vienne en Val prévu le 1er mai 2009.

J’ai remarqué que le bitume me permettait de tenir un rythme régulier alors, me voila parti pour un mini tour de l’agglomération sud d’Orléans.

Soleil printanier, pas de vent. Le thème du jour ? les arbres en fleur : tulipiers, cerisiers, arbustes d’ornement pêtent de couleurs : du rose, du fuschia, du blanc, du jaune…., les premiers ronrons des tondeuses à gazon.

Et voici dans l’ordre d’apparition à l’écran : Orléans quartier hippodrome, Saint Pryvé quelques anciennes maisons de maraichers, Olivet par le sentier des prés et par  les bords du loiret, La  Source et son célèbre parc floral, Saint Jean le Blanc par sa looOOooongue piste cyclabe et Orléans par les quais de la loire et par le pont de l’Europe. Plutôt que des longs discours, voici le parcours : http://www.openrunner.com/index.php?id=240431 .

En final, je me serai arrêté 6 minutes après 66 min non stop et j’aurai couru 96 minutes soit un petit 12kms /heure. Bon, c’est pas mal ! à un chouya près, je suis prêt pour le semi marathon , je ne serai pas trop ridicule !

Départ de l’hippodrome d’Orléans, rive droite de la loire, direction plein Ouest. Le trajet est relativement simple : il suffit de suivre le bord de la loire jusqu’au terminus : la pointe de courpain. Parenthèse, on écrit : “courpin” ou “courpain” ? (selon les sites : Conseil Général, Apsl, mairie de Saint Pryvé…. l’orthographe varie !!) Parcours complet ici http://www.openrunner.com/index.php?id=129649

Ambiance : descendez la rampe qui part de la levée, commencez à courir en contrebas de la dite levée, n’oubliez pas de vous boucher le nez au niveau de la station d’épuration (je vous l’avais déja dit !!). Passez sous le Pont de l’Europe. Vous ne manquerez pas de saluer des SDF qui campent ici depuis plusieurs mois maintenant, été comme hiver, exactement à la frontière des deux commues d’Orléans et de Saint Pryvé ; ce qui permet apparament aux maires concernés de se rejetter la responsabilité sur le traitement de ce dossier …

Vous arrivez maintenant dans une partie de chemin peu fréquentée, plus sauvage et accidentée : quelques pierres, flaques d’eau, trous, racines, orties, mais cela reste tout à fait carossable !! Vous longerez le bord de loire d’un côté (est il utile de le rappeler…) et de l’autre des champs de maraîchers et d’horticulteurs. Passez sous le pont de l’autoroute A71 et après un petit raidillon, vous voilà maintenant au bord de champs de blé ou de maïs (selon les années). Au niveau du centre équestre, belle vue sur l’église et sur le bourg de la Chapelle Saint Mesmin. Dan l’enclos, le cheval pourra faire un bout de course à vos côtés : sympa ! Encore un petit kilomètre de chemin ombragé et voilà le début de la réserve naturelle de la pointe de courpain. Le chemin d’abord vaguement goudronné, puis sablonneux et toujours ombragé conduit en fait au point de jonction loire <-> loiret, terme de votre vagabondage. 

Depuis l’hippodrome, à mon chronomètre, compter environ 40 minutes aller.

Variante : On peut tenter le retour par le “micro sentier” qui borde le loiret. Il faudra dans ce cas accepter d’écarter quelques branches, d’enjamber des souches, de repousser des ronces, de rebrousser chemin dans tel ou tel cul de sac, de se tordre les chevilles dans les ornières creusées par les roues des engins agricoles pour enfin se retrouver dans les champs de pommiers, puis sur une route goudronnée qui vous emmenera tout droit sur le pont Saint Nicolas à Saint Hilaire Saint Mesmin. Le retour vers l’hippodrome peut se faire soit par la piste cyclable qui borde la nationale (bof !) soit par le chemin des moulins d’Olivet (compter 1h15 en tout). voir cet Article 

J’allais oublier ….: la loire a été classée au patrimoine mondial de l’Unesco. On qualifie aussi souvent la loire de “dernier fleuve sauvage” : ça me fait bien rire !! quand on voit le nombre de barrages, de centrales nucléaires (Belleville, Dampierre, Saint Laurent, Chinon) de stations d’épuration, qui la bordent…

Mais bon, on ne peut pas nier  ….

  • que en dépit de tout cela, cela reste assez magique de courir le long de ce fleuve, 
  • que la lumière y est toujours belle,
  • que les nature y fait son cirque : les sternes animent le ciel, les poissons font de temps en temps du saut en hauteur, les grues et autres échassiers jouent à cache cache sur les ilôts,
  • que le niveau d’eau peut varier sensiblement d’une journée à l’autre, ce qui atteste de son caractère imprévisible et sauvage !
  • que la couleur de ses eaux varie chaque jour : de l’argent au bleu métallique, ou au brun ocre. Je vous assure, je la traverse au moins 2 fois par jour depuis 20 ans !!

Alors ne boudez pas votre plaisir, allez courir !!

  1. C’est pour moi l’occasion, le prétexte, le support qui me permet de faire le point sur ma pratique amateur de la course à pied.
  2. C’est un outil qui me permet de formaliser mes impressions de course : état physique ou psychologique, paysages ou environnement, caractéristiques du parcours.
  3. Je souhaite aussi clairement utiliser ce vecteur pour échanger avec d’autres passionnés de course à pied d’Orléans et du Loiret. J’attends donc avec impatience vos commentaires, propositions de circuits et espère vous rencontrer rapidement dans le monde réel.
  4. Ce blog me permet de tester en live les apports, usages, avantages et limites du fameux “web 2.0″.
  5. J’espère aussi, au travers de ce modeste journal donner des idées de circuits, notamment aux touristes et visiteurs qui passent à Orléans ; au même titre que j’apprécierais de pouvoir trouver sur internet des propositions de circuits de course à pied dans les villes dans lesquelles je me trouve en déplacement. Au regard du nombre de connexions et du type de recherches effectués par mes visiteurs, il semble que ce type de blog réponde à une attente, apparament non satisfaite par les sites web des offices de tourisme ou des clubs sportifs.
  6. Ca flatte mon égo démesuré, je me trouve beau dans mon blog !!
  7. Je veux aussi démontrer qu’on peut se remettre à la course à pied à 40 ans passés et en tirer moults bienfaits. 

Ma bourgogne à vélo

Début juillet 08. Ca fait un moment que je gamberge sur ce périple, qui en plein “Tour de France” dopé à l’EPO doit me permettre de faire “mon tour de Bourgogne à vélo”. Des plaquettes bien léchées du Conseil Régional de Bourgogne, décrivent et vantent les attraits de ce parcours. 
La formule train + vélo couplée au billet “congé annuel” est décidément bien pratique et économique : pour le vélo c’est un service gratuit, le billet congés permet quant à lui d’obtenir une remise de 25 % à condition que le trajet aller soit le même que le trajet retour.

Quelques restrictions  :

  • tous les trains ne sont pas accessibles à la formule train + vélo, 
  • les emplacements pour vélos sont parfois en nombre insuffisant voire inexistants,
  • le compartiment destiné aux vélos est selon les trains plus ou moins bien signalé, ce qui peut obliger à remonter et redescendre plusieurs fois le convoi pour trouver le wagon ad hoc (pour ce que j’ai pu tester : mention “très bien” aux trains régionaux de Bourgogne) . 

J1 Je voyage le plus léger possible: un petit sac à dos que j’accroche au porte bagages de mon vélo demi course, il contient :

  • cartes et plan de route : étapes, kilométrages, dénivelés, voies empruntées, adresses et plans d’accès des hôtels ;
  • stylo, papier blanc,
  • un livre de poche, en l’occurence : “on a roulé sur la terre” de Alexande Poussin et Sylvain Tesson, relatant les impressions de voyage de ces 2 jeunes qui ont fait le tour du monde à vélo en 365 jours ;
  • quelques outils et pièces : clés, câbles de frein et de dérailleur, chambres à air de rechange ;
  • une bonne pompe ;
  • quelques tee shirts, slips, shorts, chaussettes, un kway, un sweet shirt,
  • un antivol,
  • brosse à dents et dentifrice,
  • un appareil photo numérique,
  • des poches en plastique : linge propre, linge salle, protection de mes affaires en cas de pluie.

Départ donc en train pour Auxerre via la gare de Lyon et Laroche Migennes, arrivée à 16 heures 30.  Je ne manque pas de remarquer en traversant l’Yonne la piste cyclable qui constituera le point de départ de mon périple. Je me rends à l’hôtel “la renommée” à la sortie de la ville. C’est un hôtel familial et économique. Il pleut, je visite la ville à vélo, je passe dans un point cyber pour prendre connaissance de mes courriers professionnels : RAS.  Je dine rapidement à la cafet du Leclerc. Au lit.

J2 Je quitte l’hôtel vers 7h20 et c’est parti pour une grosse étape de 175 kilomètres. La piste cyclable qui longe le canal du nivernais est à mes pieds ! Destination Decize. Quelques errements du coté de Vaux pour trouver la bonne route et puis, c’est la piste de bout en bout du trajet ! On ne voit pas le temps passer :  passages aux pieds des nombreuses écluses, lent défilé des toutes aussi nombreuses péniches qui roulent à 8 km heures maxi, changements fréquents de rives, traversées de villages, envol de nombreux hérons.  Je tente de suivre le canal au plus près et cela s’avère être un mauvais calcul : certains tronçons relativement longs sont en fait constitués de chemins de pierre : j’aurai crevé 3 fois en tout de la roue arrière entre 12 heures et 17 heures. Même si je me contente de remplacer la chambre à air crevée par une neuve, c’est épuisant moralement et physiquement et en plus, ça m’aura fait perdre 1/2 heure à chaque fois et ce en dépit de mes progrès pour démonter et remonter la roue arrière. A 15 kilomètres de l’arrivée, il est 18 heures, j’ai un super coup de barre… Je fais un stop dans café pour engloutir 2 cocas, je fais aussi à un saut à la boulangerie pour avaler les 3 pains au raisin restants à la stupéfaction de la boulangère. C’est reparti !  Arrivée à l’hôtel Bel Air, à la sortie de la ville vers 20 heures.

Je suis rincé, j’ai vu trop grand !!

C’est en fait un hôtel restau routier. Je prends vite fait une douche et je vais diner avec les gars. Bonne nouvelle : la télé annonce la libération de Ingrid Bétancourt, toute la salle mange en silence. Pas question de trainer en ville, trop crevé : un petit coup  de fil à ma famille et au lit. 

J3 Petit déjeuner à 6 heures 30. Je règle la note : chambre, tv, douche, coin cuisine, frigo+ diner copieux+petit déjeuner copieux : 38 €uros, imbattable !! On devrait oser aller dans les routiers plus souvent ! Direction Montceau les Mines à 135 kilomètres,  via Bourbon Lancy, Digoin, Paray le Monial.  Il fait beau, je longe le canal, la Loire, puis le canal du Centre. Quelques belles grimpettes du côté de Bourbon Lancy.  La piste cyclable est plutôt bien signalée, les paysages vallonnés sont agréables. Un casse croûte vers midi à Digoin au pied du pont canal, je chope quelques coups de soleil en terrasse. La fin du parcours est elle aussi sympa : piste cyclabe et petites routes qui me déposent pile au pied de l’Hôtel de Lucy à Monceau les Mines à 15h30. Très bon accueil : les patrons me laissent les consignes pour le petit déj, je me debrouiillerai seul, ils partent en déplacement.

Allez ! un petit tour en ville. Elle est imbibée de son histoire industrielle : friches de houillères, centrale à charbon à l’abandon, ancien siège social du syndicat des mineurs, terrains vagues transformés en immenses parkings le plus souvent déserts, une ancienne mine transformée en immense jardin public… Au pied du port, une ville à l’architecture moderne : 3 rues parralèles en longueur coupées par une dizaine de rues en largeur. Je fais le plein de chambres à air neuves et je dine à l’hypermarché du coin.

J4 Départ à 6 heures 30 pour Pouilly en Auxois. On annonce des orages qui pourraient être violents, je voudrais bien les éviter  !!  La traversée de Dijon ne me tente pas trop, je décide donc de couper à partir de Beaune par les côteaux du Beaunois. Une occasion non prévue de tester mes talents de grimpeur (qui s’avèrent limités) : Michelin me signale des points culminants à plus de 500 mètres. Ca grimpe entre les vignobles, les descentes en sont d’autant plus jouissives ! Une portion du trajet longe l’autoroute A6 que j’ai souvent empruntée pour aller au ski : un autre regard sur les paysages 18 kms /heure contre 130kms/heure. Sur la colline, le village de “Chateauneuf en Auxois”, l’un des plus beaux villages de France. Ce sera pour une autre fois ! pas envie de m’avaler la côte ! Arrivée à Pouilly par un chemin qui passe exactement au dessus d’une longue portion souterraine du canal de bourgogne : insolite. J’ai le temps de faire une petite sieste et de regarder mollement l’étape du tour de France à la télé avant de découvrir la ville animée par quelques commerces, un mariage et une fête foraine. Excellent repas au restau qui fait face à la place principale, la récompense de mes efforts !

J5 Dernière étape : le canal de bourgogne sous une pluie intermittente jusqu’à Tonnerre et Auxerre. Parcours tès roulant, belle piste, hélas incomplète : encore une crevaison sur un chemin de caillasses. Arrivée à Auxerre à l’hôtel d’Egleny vers 17 heures. Diner copieux au Japonais, sur le boulevard : correct ! j’ai repris deux fois des suhis et sashimis.

J6 Retour à Orléans en train. Je profite de mon stop à Paris pour tester les pistes cyclabes qui longent les quais de seine : sympa Paris à vélo ! En final, très bonne expérience, je réfléchis déjà à l’organisation de mon prochain périple, peut être la Bretagne … A suivre !

Courir à Samoens

Nous partons regulièrement au ski à Samoêns. Pendant que maman fait les commissions à Cluses, la capitale du décolletage, que mademoiselle prend ses leçons de ski, il m’est arrivé de courir autour de Samoëns.

Quelques impressions et suggestions :

  1. Ascencion de la bute du jardin de la Jaysinia en centre bourg. Une pente assez raide entre rocaille et massifs de fleurs alpines. Au sommet,  vue sur le village , et au fond sur le télépherique “grand massif express”. Sur l’autre versant : les ruches, les paturages, les granges à foin, les champs à vaches. Au retour, vous serez happé par les odeurs de confitures de mûres ou d’airelles de la boulangerie pâtisserie toute proche. Ce jardin doit son nom à Madame Jay qui est originaire de Samoëns, elle a beaucoup fait pour les bonnes oeuvres de Samoëns, et fondé et géré avec son époux le magasin “la Samaritaine” à Paris.
  2. Prendre le téléphérique du grand massif pour le terminus sur le plateau des Saix à Samoëns 1600. Redescendre par la route en courant. Attention, coureurs habitués de la plaine, des sensations nouvelles vous attendent : vous allez redécouvrir l’usage, les fonctions et la sensibilité de vos genoux !
  3. Prendre le chemin qui longe la rivière et qui serpente jusqu’au village à la station de Morillon. On emprunte des allées de sapin, attention aux racines et aux pierres. A Morillon, rendre hommage à Antoine Deneriaz, champion de descente aux jeux olympiques de Turin.
  4.  Sixt Fer à cheval. Suivre une petite route qui part du bourg de Sixt et qui conduit jusqu’au site du Cirque de Sixt Fer à Cheval, un panorama naturel à couper le souffle. On longe une rivière, la route est bordée de chapelles, des fermes, de gîtes, des tas de bois de chauffage, des chalets, des bidons de lait.. Les choucas piaillent et tournoient.

A la montagne, prévoir des courses plus courtes en raison de l’altitude, des dénivelés, de l’effort à courir dans la neige collante, dure ou craquante en saison.   

Arrivée à Paray le Monial le samedi soir. Visite de la ville qui offre au regard tout plein de monuments religieux et de maisons anciennes au bord de la Bourbince et du Canal du Centre : basilique et cloître, chapelles, monastère, abbaye, hôtel de ville, Tour St Nicolas. Je n’ai pas manqué de remarquer les chemins de promenade qui bordent la rivière et le canal. En attendant 19 heures, l’heure de diner, nous sirotons un Perrier au soleil. 

Nous avons repéré un super restau chinois : sous une enseigne des plus banales “aux baguettes d’or”, il présente pour une fois, une cuisine originale, plus goûteuse et élaborée qu’à l’accoutumée. Hôtel à la périphérie du centre ville.

Dimande matin : c’est decidé ! je prends la voiture pour rejoindre le parking près du monastère. Echauffement dans le grand parc du “moulin liron” qui, il en 1986 a accueilli Jean Paul II et sa foule de joyeux supporters. Un chemin en centre ville longe la rivière la bourbince vers l’ouest, au terme duquel on peut rattraper le Canal du Centre. Il s’agit en fait d’une portion du circuit la “bourgogne à vélo” entièrement bitumée et fléchée qui conduit jusqu’à Digoin vers l’ouest et jusqu’à à Dijon vers l’est (et bien au delà…). Commence alors une agréable balade en pente douce, le long du canal aux eaux calmes et fumantes.

A gauche : les cheminées des anciennes usines de céramique, vestiges d’un riche passé indsustriel, au pied du canal quelques maisons éclusières, à ma droite des champs gorgés d’eau et habités par les fameuses vaches charolaises. Plusieurs hérons profilés comme des Concorde amorcent leur décollage à mon passage. J’engage un demi tour au bout d’une demi heure de course. En une heure, je n’aurai croisé qu’un cycliste et un randonneur !

Retour à l’hôtel. Nous avons décidé de faire étape à la Boulaye : temple boudhique, lieu de retraite et de méditation (pour babas ou bobos ?) à la lisière du morvan. Exotique et inattendu à souhait. Sur la route, la gendarmerie m’attend avec ses jumelles….

Nuit au Comfort hôtel, dans le quartier populaire de Rouen Saint Sever. Ce soir, bizarre, loge également une compagnie de CRS en goguette.

Courte nuit, lumière et bruits de la rue. Comme dit la chanson ” il est 5 heures et je n’ai pas sommeil”. L’aube pointe le bout de son nez et les oiseaux commencent déjà à s’égosiller.

J’ai des fourmis dans les jambes, il est 05 heures 24, départ sous l’oeil embrumé et étonné du CRS en faction. Direction : la Seine à 5 minutes. Je prends la rive droite, direction plein ouest.

Ambiance : belle piste bien large, goudronnée et déserte, des petites lampes au sol projettent une lumière bleutée, à ma gauche les bites d’amarrage numérotées défilent ; à ma droite : des anciens entrepôts recyclés tantôt en salle de sport, tantôt en restaurant, tantôt en musée.  Ma course se poursuit à un bon rythme, sensations agréables !  Plus à l’ouest, le 6ème pont en construction avec, apparament un tablier qui se soulève avec force câbles et poulies voici à ce sujet un bon article sur wiki. Un embarcadère pour une balade sur la Seine et au bout du quai “cul de sac”. Marche arrière et direction la zone industrielle pour retrouver la direction ouest et les bords de Seine.

Course plus ou moins exitante jusqu’à Dieppedalle et autres hameaux endormis, entre la route nationale et la voie ferrée sur laquelle circulent des trains de marchandises patauds et grinçants. Je vois défiler des entreprôts et des usines aux briques rouges, plus ou moins à l’abandon, la maison & le musée de Flaubert, les collines de calcaire… Tiens ! les mouettes ricanent ! il  est vrai que la mer n’est pas très loin.

Il est temps de faire demi tour : de belles vues sur  les méandres de la Seine, les grues, les usines de la rive gauche qui crachent de beaux panaches blancs, les clochers des églises, les ponts de Rouen. Je croise les premiers joggeurs !!

Arrivée à l’hôtel à 07 heures 05. J’ai bien mérité une bonne douche et un petit déjeuner dans une ambiance cosy en compagnie de… mes amis les CRS !

Variante : intégrer au parcours le tour de l’île Lacroix (je l’ai fait en marchant la veille après diner) prendre l’escalier auu milieu du pont Corneille, attention aux clochards avinés !  http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele_Lacroix

Rouen me laissera un bon souvenir, maisons à colombages et briques rouges, beau campus, banlieues proprettes aux avenues larges (Mont Saint Aignan et Saint Etienne du Rouvray, Technopole du madrillet), métro…

Crète : les gorges de Samaria

Voici les souvenirs qui me restent de ce périple que j’ai fait il y a une quinzaine d’années.

Lever de très bonne heure pour attraper un bus qui part de Héraklion en direction des fameuses gorges de Samaria. Une baraque à l’entrée des gorges sert du café, ouf ! Ne pas oublier d’acheter une bouteille d’eau, il fait vite chaud et ça tape !! Au départ, un escalier plus ou moins régulier est taillé dans la roche. Puis, ça descend tout le long du parcours jusqu’à la mer. Compter 5 / 6 heures de balade dans un décor de far west composé d’amas de roches, de gorges très étroites, de défilés, de pans de granit à pic. Balade relativement facile, les seuls risques sont de rouler avec les pierres dans la descente ou d’attraper une insolation (d’où la necessité de partir à la fraîche).

A l’arrivée, un village de bord de mer et une belle plage tranquile pour se délasser. Pas de route, le seul moyen de quitter ce patelin est le bateau. Quelques restaus attendent les touristes à la sortie du défilé et profitent de leur situation pour saler un peu l’addition (au sel de mer…). Il ne reste qu’à attendre le bateau qui fait le tour de l’île par l’Est et qui nous ramène à Héraklion.

Nous sommes en juillet 2007. Pour la première fois de ma vie et par simple curiosité, j’achète la revue “jogging international“. J”y apprends que pour gagner en performance, en vitesse ou en résistance :

  • il faut respecter des plans d’entraînement (qui m’apparaissent bien contraignants et complexes…),
  • il faut mettre en oeuvre la technique ésotérique du “fractionné…”.

J’y perçois, notamment au travers des publicités, un univers technique insoupçonné :

  • chaussures à haute technologie pour les pronateurs, pour les supinateurs, pour les mordus du bitume, pour les adeptes du tout terrain ; chaussures respirantes ; chaussures avec amortisseurs, clignotants, phares de recul et ressorts (bon ! d’accord j’exagère, quoique … ) 
  • montres compatibles windows vista et linux qui font : cardio fréquence mètre, boussole,  gps, …(et qui en plus donnent l’heure !!) ,
  • potions et onguents divers : pour faire le plein de protéines, pour la réhydradation, pour l’échauffement musculaire, etc …

Enfin, je découvre un monde de cinglés, de fondus, de fanatiques, d’accros de la course, du run, du jogging, de l’extrème, du trail…. qui parcourent la France, et le Globe !! en fonction des plannings des épreuves (et qui semblent utiliser les services d’agences de voyages spécialisées pour les adeptes de la course à pied…Dingue non ?).

Mon attention est aussi attirée par une publicité sur fond de tour Eiffel pour l’épreuve des ”20 kilomètres de Paris” planifiée en octobre 2007.  Ca me tente, c’est décidé, je m’inscris sur internet !  J’y apprends que nous serons envrion 20 000 participants !

J-1: je pars la veille en train : pas de train le dimanche matin au départ d’Orléans qui permette d’être au pied de la tour Eiffel pour 9 heures du matin. Je retrouve les belles soeurs, l’été joue les prolongations, nous dinons en terrasse dans une crèperie de Montparnasse. L’ambiance est électrique : un match de foot de plus haute importance se déroule ce soir là, les écrans de télé sont allumés, son à fond ; dans les rues les supporters se crispent devant les écrans, verre à la main et font silence aux moments stratégiques. Je crois me souvenir que la France a perdu, mais contre qui ? mystère …. 

D Day, ambiance village départ : tout m’impressionne : ça grouille de joggeurs et d’accompagnants, des équipes entières aux couleurs d’un club ou d’une entreprise. On nous distribue une pleine pochette de documents et de revues. Des pissotières, la Croix Rouge, l’armée (organisatrice de l’épreuve) dans tous les coins. Je récupère mon dossard, et ma puce électronique : encore une découverte !!

Il fait très beau mais ça caille, beaucoup de mes compétiteurs (concurrents, ennemis ? ) sont emmaillottés dans des poches poubelles : première fois que je vois ça ! Pas bête parce que moi je frissonne ! Pour remédier à cela, je procède à quelques échauffements et étirements : ouf ! ça va mieux ! Le départ s’effectue sur le pont face à la tour Eiffel. Nous sommes tassés comme des sardines, l’excitation, l’impatience et l’effervescence sont à leur comble. Partout autour de moi on regarde sa montre, autre rite : se débarasser avant le départ de des poches poubelles et des vieux tee shirt enfilés pour se protéger de la fraîcheur .

Feu ! Au départ, ça bouchonne un peu, on fait presque la queue pour négocier les premiers virages en côte. Je cours, je m’empêtre dans les poches poubelles ou dans les tee shirts crasseux qui jonchent le sol. Puis, ça s’accélère,  ça court même très vite ! La meute dévale les rues, slalome entre les terrasses des cafés, les parcmètres, les voitures en stationnement, les passants héberlués et parfois un peu bousculés.

Nous voilà partis  vers les grandes avenues bordées d’arbres, de pavillons cossus, de pelouses bien entretenues. Je pense que nous sommes environ une centaine à marquer un stop pipi à cet endroit, au pied des massifs fraîchement taillés, la scène est plutôt cocasse ! Pendant ce temps, la meute continue de galoper. Nous voilà dans le bois de boulogne, je décide de courir sur le trottoir plutôt que sur la route : moins de monde et puis c’est de la terre et pas du bitume, ça tape moins ! Une balade en forêt, pas mal de virages, sympa !

Ravitaillement : comment on fait pour boire dans un gobelet en plastique mou on pour boire à la bouteille tout en continuant à courir, sans s’étouffer ? 

Nous rejoignons les bords de seine, un moment magique : courir en plein Paris ! Je photographie mentalement la seine, les péniches, les bateaux mouches, les orchestres, les supporters sur les ponts passerelles et tottoirs qui  nous portent litérallement avec force encouragements, le musée d’orsay, l’hotel de ville (au niveau duquel je m’autorise une petit stop de 5 minutes).  Nous franchissons un le Pont et c’est (déja  ?) le retour vers la tour Eiffel. A 1 kilomètre de l’arrivée, un panneau nous invite à ralentir : on veut apparament éviter les infarctus, et autres malaises.

Arrivée : Je passe la ligne au terme de 1h35, sous les flashs des photographes aux zooms exorbités, tout ça pour moi ? Fallait pas !  Jje suis loin, d’être ridicule avec ma 7 500ème position sur 20 000 coureurs. Je suis plûtot content, j’ai même pas mal !

Remise des prix : un casse croute, une Médaille, en Or ? !! Le soir, de retour au bercail, sur le net, je ne suis pas peu fier d’imprimer mon diplôme nominatif ainsi qu’une photo de moi en plein exploit…

Ok ! c’est décidé ! Je m’inscrirai à un semi marathon, celui de Paris est en mars 2008  !! A suivre…

Dahab, minuit. Un taxi nous emmène au pied du Mont Sinai. Au pied, un monastère, plein de taxis, de pick ups et de groupes de randonneurs.

Ascencion en compagnie d’autres groupes de jeunes anglais ou égyptiens, beaucoup mieux equipés que nous : torches, bâtons, sac à dos … Nous profitons de leurs lampes de poche pour grimper dans des chemins escarpés. C’est parfois assez physique, à tel point qu’une de nos collègues d’aventure décide de faire demi tour et de nous attendre au pied du monastère (elle aura en fait passé une bonne partie de la nuit  à somnoler dans le taxi)

A mi chemin, nous nous arrêtons dans une cahute à l’intérieur de laquelle un commerçant nous propose un thé. Moment magique, le silence de la nuit, le froid se fait sentir en altitude. De la lucarne de sa boutique en planches, rien d’autre que le ciel étoilé.

Arrivée au sommet, il fait encore nuit. Beaucoup de monde ! De place en place, ça commence à chanter, à prier ?  Tout le monde attend plus ou moins religieusement la levée du soleil. Je suis pris soudainement de tremblements, d’une sensation de froid au bout de mes doigts, d’engourdissement : pas bien du tout ! Trop d’efforts, l’altitude, le manque de sommeil, trop de fête : tout à la fois ?

Au bout d’une demi heure, la forme revient et le soleil pointe enfin le bout de son nez. Le décor est saisissant : à perte de vue des montagnes, des dunes et le désert prenant des couleurs ocre, rouge, rose, beige. Nous faisons la descente à toute allure. Certains pélerins aventureux prennent des racourcis et font rouler des grosses pierres sous leurs pieds au risque de chuter ou d’envoyer des pierres sur les randonneurs en contrebas.

Super balade. Nous avons bien mérité une après midi de repos sur la plage de Dahab, ville touristique et babacool.

C’est la première fois que je me lance ce genre de défi. C’est aussi un rève de gosse que je vais réaliser à 45 ans : j’ai décidé de prendre 4 jours sur mon emploi du temps pour faire en solitaire Orléans Clermont Ferrand à vélo !! 

Il me semble que je suis relativement bien préparé :

  • j’ai construit pas à pas mon itinéraire en prenant soin d’éviter les routes nationales (140 kilomètres par jour en moyenne),
  • mes 3 nuits d’hôtel et mon billet “train + vélo” pour le retour sont réservés,
  • dans mon petit sac spécial porte bagages, je dispose d’un petit stock de linge, de chambres à air et d’outils de base,
  • mes footings réguliers tiennent lieu de préparation sportive.

Vendredi : ce matin là je suis un fébrile anxieux. Je quite la famille et le domicile d’Orléans très tôt : à 6 h 30.

Pédaler pour évacuer le stress. Me voila parti à La Charité sur Loire. Une bonne surprise m’attend : j’ai le vent dans le dos, j’explose ma moyenne prévisionnelle. J’emprunte bien sûr la levée de la loire. Ce sont des routes que je connais bien et qui sont très agréables. Ca se corse un peu à partir de Nevoy où j’emprunte une route départementale relativement passagère. Passé Gien et toujours sur cette départementale on longe le canal latéral à la loire. Puis viennent les chemins caillouteux près de la centrale de Belleville sur Loire au pied de laquelle je suis victime d’une crevaison. Je suis à Nevers vers 13 heures. Après un rapide déjeuner à la sortie de la ville, je rejoins la Charité par la rive gauche en pédalant sur des routes parfois assez pentues avec vues sur les collines du Sancerrois. La Charité 15h30 : 1h30 d’avance sur l’horaire prévu ! J’ai largement temps de découvrir la ville à vélo,

  • villle étape du chemin de St Jacques de Compostelle,
  • vieux pont sur la loire encombré de voitures,
  • capitale du livre : plein de librairies, de bouquinsites et de fouineurs à la recherche de livres rares,
  • de beaux monuments : cathédrale, maisons et façades anciennes, .

Hôtel et restau la pomme d’or en haut de la ville : sympa et rapport qualité prix corrects.

Samedi : c’est parti pour Saint Pourçain sur Sioule. Je traverse à la vitesse de l’éclair un des plus beaux villages de France  : Apremont sur Allier, je reviendrai une prochaine fois pour faire du tourisme. La bruine, des grimpettes, des champs, des vaches, des collines, des villages, des canaux : ça roule bien, je ne vois pas les kilomètres passer ! Arrivée St Pourçain : petite sieste à l’hôtel Tivoli  : grande, immense baraque avec des chambres très spacieuses et très clean face à la rivière Un bon diner au restaurant ”le chène vert“.

Dimanche, dernière étape St Pourçain Clermont Ferrand, ça commence à devenir abrupt ! Qui a dit que “le monde est petit” : à proximité de Charroux plus beau village de France, je croise et je salue un statisiticen que je connais et qui me dit passer ses vacances dans la région avec a femme et son chien chien. A 40 /50 kilomètres de Clermont, en haut d’une côte, vue sur la plaine de limagne et au loin le Puy de Dôme : obejctif en vue.

Déjeuner à Riom près la gare dans un restau alsacien. Ca y est ! Je perçois clairement les flèches de la Cathédrale de Clermont, ma motivation redouble. Bonheur et satisfaction au passage du panneau signalétique “Clermont Ferrand” j’ai réussi !  Hôtel des 2 avenues : hôtel atypique qui change des “première classe” et autres “formule 1″ : chambres thématiques entièrement décorées par la propriétaire, la mienne sur le thème “Edith Piaf” : gands de boxe, pochettes de disques d’époque, vieux vinyls, paroles de chansons à l’encre de chine sur les murs, photos de l’artiste, Un accueil un peu sombre. Un tout petit restau coloré et lui aussi atypique de 20 places maxi dans une rue pétionne tenu par une mère et son fils haut en couleurs correct marrant. 

Lundi retour en train micheline jusqu’a Orléans : de super paysages. Je teste également la formule train + vélo qui est ma foi bien pratique et économique.

  

 

Départ de l’hippodrome, direction plein sud. Le coureur, traverse des anciennes zones maraichères et horticoles peu à peu mangées par les pavillons et les résidences chic. Le début du circuit se situe rue de la Reine Blanche tout près du stade Marcel Garcin et pas très loin de l’horloge fleurie. Le chemin de terre et de sable a récemment été bitumé, sûrement à la demande des riverains :-( , heureusement, cela ne vaut que pour la toute première partie du parcours qui va nous conduire au point de jonction loire // loiret, face à la pointe de courpain. Une pompe à l’angle du sentier des prés et de l’allée des peupliers : pas la peine de vous évertuer à tourner la manivelle, l’eau est coupée :-(  

Ambiance : On longe, encore une fois, (voir cet article) quelques bonnes tables et terrasses d’Orléans à savoir, dans l’ordre d’apparition à l’écran 

Les bords du loiret sont agréables et proprets : on y verra évoluer quelques barques, des kayakistes en plein entrainement, des cygnes immaculés. Sur les bords du cours d’eau des moulins fleuris, des pavillons décorés de fresques mi garages à bateau, mi cabanes au bord de l’eau, des demeures et des manoirs.

 

 Etant en panne d’inspiration, et en attendant mieux, je vous cite un article paru récemment à ce sujet dans le magazine du Conseil Général du loiret. “Indéniablement, ils contribuent au charme des lieux. Les moulins d’Olivet, implantés en rives droite et gauche de la rivière, affichent tous des façades et un passé historique différents. Mais la plupart avaient pour spécialité la minoterie, le foulage de draps ou encore la réduction en poudre des écorces de chêne pour le tannage des peaux. Aujourd’hui privés, ils étaient, au Moyen Âge, la propriété de religieux avant de tomber, pour certains, dans le bien national à la Révolution. Le moulin du Bac est l’un des plus anciens du Loiret (vers 987). Certains ont produit – et produisent encore – de l’électricité, d’autres possèdent encore leur mécanisme en parfait état. En remontant le cours d’eau, long de 13 km, au-delà du pont Saint-Nicolas, le paysage est de moins en moins urbanisé. En s’enfonçant vers la Pointe de Courpin, le Loiret revêt un caractère plus sauvage où canards et cygnes s’abritent bien volontiers. Si vous les suivez, ils vous conduiront jusqu’à la réserve naturelle de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin, site protégé en raison de son extrême richesse naturelle. Un sentier pédagogique permet d’ailleurs de découvrir la faune et la flore des lieux ainsi que les différents milieux ligériens ”. 

Voici également un beau reportage sur la course bucolique qui vous attend : http://jardinoscope.canalblog.com/archives/2006/04/24/1756401.html

Courir à Auxerre

courir a auxerre

courir a auxerre

Mon premier contact avec Auxerre “ville d’art et d’histoire”.

Je loge à l’hôtel “le Seignelay“, maison familiale : on boit un coup et on dîne dans la cour intérieure joliment fleurie, “on laisse la clé au tableau avant de sortir”, on prend le petit déjeuner au salon, face à la cheminée. La ville semble vivre paisiblement. Elle présente un certain cachet : maisons anciennes, rues pétionnes parfois escarpées, cathédrale, églises, tours, et…. les bords de l’Yonne : son port de plaisance, ses péniches, ses ponts et passerelles. On y célèbre : Paul Bert, Cadet Roussel, Restif de la Bretonne…

J’ai bien sûr repéré depuis mon arrivée, la promenade, piste cyclable qui, depuis le centre ville longe la rivière Yonne. C’est en fait le point de départ d’une longue ballade (à faire en péniche, à pied ou à vélo). Elle suit le canal du Nivernais de Auxerre jusqu’à Decize sur 175 kilomètres. C’est un beau tronçon du circuit “la bourgogne à Vélo“.

Ambiance : Mes baskets trouées et craquelées sont bien sûr dans mes bagages. Départ à 7 heures de l’hôtel, direction l’Yonne. Je croise les camions poubelles. Au pied du pont principal au milieu du quel trône la statue de Paul Bert, je prends la piste à droite, direction Sud. Dans mon champ de vision :

  • une première écluse et sa caractéristique maison éclusière qui marque le début du canal du nivernais ;
  • le jardin public : son alignement de bancs faisant face au canal, ses inévitables canards en quête de pain sec, son aire de jeux ;
  • le célèbre complexe sportif de L’AJ Auxerre
    peniches auxerre

    peniches auxerre

    , hébergeant des terrains de tennis, une salle de gym, les locaux du club de kayak,  une piscine et son bar restau aux couleurs de l’Espagne qui sert de la “Cerveza San Miguel, le stade de foot de l’Abbé Deschamps et de Guy Roux, divers terrains d’entraînement ;

  • un petit coup d’oeil à gauche pour entrevoir derrière un rideau d’arbres et d’ilôts les locaux flambants de l’IUT d’Auxerre.

La piste, en pente légèrement descendante longe ensuite une succession de champs et de bosquets dans un cadre vallonné. Des péniches stationnées à l’écart de la ville dégagent une bonne odeur de café. Quelques écluses jalonnent la course. Ce chemin rejoint hélas assez vite, la route de Vaux. Au terme de 25 minutes de course environ, il est temps de faire demin tour !!

Variante : Depuis le centre ville, on peut décider de d’emprunter la piste vers le nord mais elle ne conduit pas bien loin. On peut cependant y trouver plusieurs intérêts :

  • c’est le long de cette portion du chemin que se situe le port de plaisance et que sont amarrées la plupart des péniches, 
  • depuis la passerelle pour piétons qui conduit sur l’autre rive on dispose d’un panorama original sur la ville, sur la rivière et sur ses quais.

 

Courir à Honfleur

courir a honfleur

courir a honfleur

Départ à la fraîche depuis l’hôtel Première Classe, à la sortie Est de la ville de Honfleur.

Les objectifs de ma course matinale sont évidents et attendus : le pont de normandie et le port de Honfleur.

A partir du rond point, et autant que je m’en souvienne direction l’hypermarché Leclerc, puis une petite route à droite passe à travers les champs et conduit au pied du pont de normandie, l’un des plus longs ponts à haubans ! du monde ? 

L’ascencion du pont est interminable, c’est beau, c’est haut, c’est grand, ça grimpe,…. à couper le souffle ! Tenir le rythme dans la montée !! Des sensations inhabituelles : le sol tremble au passage des camions, le vent siffle, ça tangue un peu.

 

Point de vue imprenable sur l’estuaire de la Seine, sur la ville du Havre, sur les péniches et les tankers, sur les longues cheminées des raffineries du Havre qui crachent feu et suie. ..

Au retour, je repère un chemin qui longe la berge : rive gauche, direction Honfleur. C’est parti pour une balade dans une zone qui m’évoque tantôt un “lapinodrome”, tantôt un terrain vague, tantôt chemin de halage. On retrouve vite la petite zone industrielle de Honfleur. On traversera alors des quais encombrés de billots et de planches de bois exotiques et odorants (Honfleur serait le 2ème port français pour le bois).  C’est encombré de Fenwicks qui tournicotent, d’engins de levage s’affairant autour de quelques porte-containers. Je me fais rappeler à l’ordre : “c’est interdit aux visiteurs, c’est marqué sur le panneau !” ..et à fortiori aux coureurs et aux joggeurs…

Je m’excuse et je file…… en courant, cela va sans dire !!.

Je traverse maintenant des ateliers de réparation de bateaux pour atteindre enfin le croquignolet port de plaisance de Honfleur. L’ambiance est toute autre à 8 heures du matin : quelques rares marins pêcheurs et plaisanciers sur le départ, des bistrotiers et restaurateurs remettent d’équerre leurs terrasses, des camions de livraison de fruits de mer (congelés…) qui font leur tournée, des marchands de sandwichs qui astiquent leur vitrine, des boutiques de souvenirs qui sortent leurs présentoirs à roulettes chargés de cartes postales, de portes clés, de ronds de serviettes, de sets de table, et autres choses tout aussi inutiles “made in China”. Berk …

Retour tranquille à l’hôtel par les rues principales longeant quelques hôtels et un vaste parking, évidemment encombré de “camping-cars”. De retour à l’hôtel. Allez ! un petit déj chez Mac Do avec la petite famille, la journée s’annonce belle !!  (Je ferai dans une autre chronique un petit topo sur les Mac Do).

Courir à Rochefort

Nous profitons des ponts du 8 mai pour une petite virée de 4 jours (dont 2 nuits offertes) en charente maritime !!

Belle région beaucoup de pistes cyclables du coté de la Palmyre, on reviendra !

Dernière étape avant le retour sur Orléans à Rochefort. 

l’hôtel  à l’extérieur de la ville est envahi de terriers de lapins et de grenouilles. Au pied de l’hôtel, une piste cyclabe longue et tranquille emprunte des champs et des marais et conduit jusqu’au pont transbordeur

Ce dimanche, je quitte la maison à 9 heures, l’orage vient tout juste de prendre fin. Le départ du donjon à Olivet est annoncé à 10h15. Je suis un peu en avance, j’en profite pour m’échauffer, pour prendre mon dossard et pour encourager Brigitte et sa fille à l’arrivée du 5 kilomètres : “Allez Brigitte !!”. C’est la première fois que je l’appelle par son prénom !…alors que je la pratique, à titre professionnel, depuis pas loin de 20 ans !

Quelques minutes avant le départ, je retrouve Christian qui lui est venu à vélo. Je trouve qu’il a pris beaucoup de biceps, il ressemble à Olivier Mine avec son tee shirt sans manches. Il fait beau mais le temps reste lourd. Départ : j’essaie de suivre Christian qui est bien plus rapide que moi. Au bout de 10 minutes, il a déja disparu de mon champ de vision. Ca y est, je me suis encore fait avoir : j’ai démarré trop vite !!

Nous sortons du domaine du donjon pour arpenter les chemins de sologne. Tiens ! : réminiscence de la fête de la musique de la veille ou “rave party improvisée” ? : à proximité d’une sono tonitruante qui crache une musique binaire, nous croisons un groupe de fétards, canettes de bière forte à la main, à la fois moqueurs et tout étonnés de nous voir courir de si bon matin pour RIEN…

Je lutte, je m’accroche, je me fixe des points de repères, je me motive comme je peux : jusqu’au bout de la ligne droite, jusqu’au prochain virage, jusqu’au prochain ravitaillement, je suis les pas de tel coureur, je me fixe comme objectif de doubler celui là…. Je ne sais pas pourquoi : est ce le souffle ? le manque d’endurance ? le mental ? Je m’arrête 3 minutes, pourquoi ?

Je repars. Un groupe qui me précède annonce “47 minutes au panneau 10 kilomètres”. Je suis plutôt bien en dépit de mon arrêt ! Allez, je me refais un petit break de 3 minutes qui me fait du bien et qui en même temps me culpabilise, “pourquoi tu t’arrêtes ? cours Forest ! nom d’une pipe !”.

Je repars. Je le crois pas : sur la fin du parcours, Hassan Sebtaoui est là…. sur son vtt, à nous encourager. Nous nous serrons la main, son opération s’est bien passée !

Je termine les derniers kilomètres, épaule contre épaule avec un autre gars. Nous n’avons pas besoin de nous parler, nous nous émulons mutuellement. J’ai l’impression que ma présence à ses côtés lui est tout aussi utile que la sienne aux miens (…de côtés… vous suivez…? ).

Enfin le retour sur le donjon, enfin l’arrivée ! Brigitte est là pour m’encourager sur les dernièrs mètres, sympa ! Je termine presque en 1h 15, j’aurais pas du m’arrêter en route.

Le dernier arrive en 1h45, c’est un gars un peu vouté de 65 ans mini. Comme il est tout seul de sa catégorie, il remporte sa coupe sous les applaudissements. J’espère que je serai à l’égal de celui là dans 15-20 ans !!

Me voila à demi rassuré sur mon état de forme, j’ai fait un score honorable en dépit de mes 6 minutes d’arrêt. Il faut absolument que je règle mes paramètres : endurance, mental, motivation,…

Allez, c’était sympa !! les organisateurs nous ont remis un lot de chaussettes blanches longues : je ne les mettrai jamais, je n’aime que les courtes et noires ! Je reviendrai ! http://www.usmolivet-athletisme.com/ .

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