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Sympa ! Les lutins statisticiens de chez WordPress.com m’ont préparé un rapport annuel 2011 pour mon beau blogue .

Voici un extrait:

Un métro New Yorkais contient 1 200 personnes. Ce blog a été visité environ 7 700 fois en 2011. Si c’était un métro New Yorkais, il faudrait à peu près 6 voyages pour transporter autant de personnes.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

Circuit Saint Hilaire Saint Mesmin – Mareau aux Prés

Marre des artifices de notre Monde soit-disant Moderne ? Lassé par cette folle course après le temps, par cette course à l’argent, par le “Toujours Plus” ? Sommeil agité, maux de ventre, poussées d”exzéma, bouffées d’angoisse, limite pétage de plombs….. Furieuse envie d’un retour à une vie plus saine, plus simple, plus proche de la nature, plus frugale ?

Ok ! Il est temps pour moi de vous emmener sur un circuit d’environ 14 kilomètres, dont les principales étapes seront : les bords du Loiret et de la Loire par leurs rives gauches depuis le bourg de Saint Hilaire, la traversée de Mareau aux prés par champs et vergers et le retour à Saint Hilaire. Par ici !

Une fois n’est pas coutume, pour cette sortie, munissez vous donc d’une musette dans laquelle vous aurez rangé : quelques poches en plastique, un rouleau de papier essuie-tout, des tupperwares, des gants, ainsi qu’un bon couteau. Je vous propose en effet, à la fois d’allier et d’alterner les plaisirs de la course à pied et ceux de la cueillette, telle qu’elle était pratiquée jadis par nos sages aïeux  ;-) .

Rendez vous à Saint Hilaire Saint Mesmin. Facile ! Traversez le joli pont Saint Nicolas  puis, à quelques centaines de mètres sur la droite, vous trouverez le parking du Pâtis. A proximité, plusieurs bancs et tables de picnic qui seront tout à fait adaptés pour séances d’étirement et d’assouplissement !

Depuis l’extrémité de la venelle des mauvais payeurs, franchissez la grille d’accès. Le Pâtis c’est en fait un grand champ à vaches, recyclé en lieu de promenade et agrémenté de terrains de foot et de tennis. En guise d’échauffement, faites en donc le tour (du Pâtis) ! (noix en grandes quantités).  

Quittez le Pâtis, direction plein Ouest en empruntant le chemin portant le nom  énigmatique de : “chemin des belles filles prétendues” [ est-il question ici de filles qui  se prétendent  belles et qui ne le seraient pas ?... ou encore de prétendues belles filles qui s'avèreraient être en fait... des vilains garçons ?... ou peut être de jeunes et belles filles dont la virginité et la pureté ne serait qu'apparente ? Mystère....] (quelques châtaignes et  noisettes).

Traversez la passerelle en bois qui enjambe un petit cours d’eau glougloutant dénommé : “la Pie” et rejoignez le très agréable chemin de promenade situé au plus près du bord de la rive gauche du Loiret (fraises des bois sur les talus et les berges).

Passez l’église du 11ème siècle au niveau du Port Arthur (et de l’excellent restau du même  nom) et profitez pleinement du décor, genre canevas “home made” accroché au dessus de la cheminée : une berge bordée de roselières, de saules pleureurs et de quelques barques colorées, des ondes calmes et claires, à peine troublées par les lents déplacements des cygnes et des canards (c’est trop beau ! vraiment !  8-) ).

Vous abordez maintenant une partie plus humide et boisée (champignons). Puis vous longez plusieurs petits vergers (pommes et poires laissées là à l’abandon sur l’arbre ou sur le sol ; elles sont souvent petites, rabougries, bigornées, mal fichues, parfois un peu pourries ou grignotées mais ; une fois épluchées, épépinées et  cuites  à feu doux elles donnent une délicieuse et odorante compote (sans sucre ajouté svp, sacrilège …!)).

Voici maintenant une succession de petites cabanes de jardin bordées de haies plus ou moins entretenues (mûres et poil à gratter dont le nom savant est cynorrhodon et dont on nous dit qu’il a des propriétés toniques, astringentes et épuratives ; on consomme l’écorce au goût acidulé contenant, s’il vous plait  ! dix fois plus de vitamine C que le citron). 

Longez le champ en friches et vous voici presque au niveau de la pointe de Courpain (jeunes  feuilles de pissenlit et de plantain à consommer en salade, brassées d’orties fraiches à préparer en soupe épaisse avec une pincée  de sel et une petite pointe de crème).

Baignade interdite à la pointe de Courpain ! Il ne me semble  pas  par contre qu’il soit interdit de se rafraîchir les pieds dans cette eau tellement transparente qu’on pourrait être tenté de la boire…. (eau non potable). En saison, la rivière est partiellement couverte par de longues algues, d’un beau vert pâle  et lumineux ; ainsi que par des centaines de renoncules flottantes d’un blanc éclatant (désolé, ces fleurs sont  toxiques :-( )

Un petite grimpette et vous voici sur la levée de la Loire (asperges et ciboulette sauvages, un peu fermes et au goût très prononcé ; escargots… sauvages aussi ! un peu fermes et au goût prononcé aussi  ;-) ).

De là, entamez votre retour par les champs de Mareau et pour ce faire, prenez les petites routes : à gauche par le lieu dit “vieux bourg”, à gauche encore et droite au calvaire (épis de maïs tombés d’une remorque ou perdus au coin d’un champ).

Vous approchez peu à peu du bourg de Saint Hilaire (pieds de vigne oubliés, cachés dans les  haies et produisant un raisin goûteux, à la peau épaisse ; grappes de petites billes de sureau noir à faire cuire ; quelques poignées de cerises cueillies sur les branches dépassant des  jardins).

Pour finir, profitez de votre arrivée dans le bourg, votre musette boursouflée sur l’épaule pour commander une bonne baguette à la croute dorée et craquante et à la mie souple et ordorante , et… pourquoi pas ? une bouteille de  Gris Meunier , le vin rouge local ? (à consommer avec modération, cela  va de soi !…)

Allez ! admettez que, au terme de cette balade bucolique et récréative, ainsi que du repas frugal qui fera suite, vous aurez retrouvé un brin d’appétit de vivre,  de vigueur et de bien être ! Non ? ;-)

Voix off : “Ceci est une oeuvre de fiction. Néanmoins, toute ressemblance avec des personnes ou des faits ayant réellement existé ne serait pas complètement fortuite”.

 
 

Plan large - Deux quinquas à l’allure sportive courent à bon rythme le long du chemin de halage qui borde le canal d’Orléans, en direction de Combleux. Ils  portent tous deux cuissards, gants et sweatshirts à manches longues. Leurs ombres éffilées se projettent sur les talus de la levée de la loire. Pas de vent, une belle matinée d’hiver, fraîche et ensoleillée. Des mouettes et des sternes stationnent sur des bancs de sable en loire ou tournent dans le ciel tout en poussant des cris aigus.

A les observer, il est évident que ces deux là se connaissent bien, tant leur rythme est calé l’un sur l’autre alors que, l’un court en trottinant tandis que l’autre effectue de grandes et souples enjambées. On devine aussi qu’ils se parlent de temps en temps ; leurs bouches laissant régulièrement s’échapper des petites volutes de vapeur.

Plan rapproché, champ contre champ.

Yvon (grimaçant) : oulalah, j’ai les articulations qui me font mal ce matin….

Paul (l’air surpris) : tu t’es échauffé au moins ? tu n’es pas blessé ?

Yvon : écoute ! je touche du bois ! tu connais mon âge ! ça va faire presque 8 ans que je me suis remis à courir et je ne crois pas m’être blessé un seule fois !

Paul (sarcastique) : ouais…. tu oublies un peu vite ta sciatique de l’an dernier !

Yvon (esquissant un vague sourire) : Ouais, c’est vrai ! j’avais trop forcé au finish des courses de l’Indien et je l’ai bien payé ! 3 mois pour m’en remettre…. ! Ca m’apprendra ! Mais reconnais que si on met de côté les douleurs musculaires et articulaires, la course à pied est un sport sans danger !

Paul : t’as raison ! regarde même le vélo, c’est tout juste si le port du casque n’est pas devenu obligatoire ! Je te le dis moi ! c’est pas demain qu’on me fera porter un gilet fluo et un casque en course à pied ! …et puis pourquoi pas des genouillères et des protège tibias tant qu’on y est ?

Yvon :  regarde aussi toutes ces mauvaises chutes à ski, à moto, en patin à glace. Tiens ! tu sais mon beauf… au ski l’an dernier,  il s’est tortillé les ligaments en tombant dans un paquet de neige molle, ça s’est mal consolidé, eh bien aujourd’hui il en boite encore !

Paul (approbateur) : ouais…. Tu oublies aussi les mauvais coups au foot et au rugby !

Yvon (l’air espiègle et faisant mine de lui donner une bourrade) : jamais vu de bagarre, de coups de pieds ou de coups de poings à la course à  pied !

Paul : tu te rends compte ! ya même des blessures qui sont spécifiques à la pratique d’un sport ! Regarde le “tennis elbow” ! J’ai même entendu parler du “golfer elbow”….

Yvon (étonné) :  Nooon ? j’aurais jamais cru qu’on puisse se blesser en jouant au golf, sauf peut être en se prenant une balle en pleine poire, ah ! ah ! ; ça a l’air tellement pépère ce sport…, tu ne trouves pas ?

Paul (pensif) : n’empêche, je suis quand même  impressionné par le nombre de coureurs qui se blessent ! Y a pas une course, pas une compèt. où j’entends pas parler d’élongation, d’entorse, de claquage, de tendinite, de hernie discale. 

Tiens ça me fait penser, je t’ai pas dit ? Tu sais…. Xavier, le mari d’Adrienne, c’était pourtant un bon lui,… il a fait le dernier marathon de la Rochelle en moins de 3 heures ; eh bien j’ai rencontré sa femme la semaine dernière et elle m’a dit qu’il a tout arrété, à cause d’une hernie ! Tu t’imagines ? arrêter de courir, définitivement…. dur, dur !

Travelling. Les deux compères marquent maintenant un silence pour mieux gérer leur souffle, le temps de venir à bout d’une petite côte.

Plan rapproché, champ contre champ.

Paul (un rien songeur) : moi ce qui me questionne le plus, c’est les fractures de fatigue(*)….. Ca veut dire que tu cours, que tu t’entraînes tellement fort et tellement longtemps, au delà de tes forces ? au point de te fracturer les os ? Wouaah, c’est dingue…

Yvon : tu sais, je pense qu’un paquet de ceux qui se tiennent la cuisse et qui font la grimace au plein milieu d’une course simulent une crampe ou un claquage. Je te dis que c’est du chiqué !… que  c’est du cinéma ! En fait ceux là, ils sont cuits !….et ils n’ont pas la condition physique pour aller jusqu’à l’arrivée, alors il faut bien qu’aux yeux des autres ils trouvent un prétexte ! La crampe ou l’élongation c’est la bonne excuse pour abandonner !

Paul (clignant de l’oeil) : ah ? tu crois  ? Pas bête ! j’y penserai…. !   

Yvon : Moi j’ai toujours couru à l’instinct : je suis fatigué, je m’arrête ! Point ! Tu sais, j’en arrive à me demander si tous ces plans d’entraînement et ces séances de fractionné ne sont pas des pièges. On te conduit à pousser au delà de tes limites et à ne plus écouter tes sensations…. C’est la performance avant le plaisir et là….. crack ! c’est le drame !  

restaurant marine combleux

restaurant de la marine à Combleux

Plan large. Nos deux compères passent l’ecluse de Combleux et débouchent sur la petite place de l’embouchure, partiellement occupée par la terrasse de l’hôtel restaurant de la Marine. Vues sur l’écluse, sur les futreaux parqués au bord du canal. Vue d’ensemble de la facade de l’établissement et focus  sur quelques détails : la treille et la vigne vierge qui courent sur les murs, les volets bleu pastel, l’enseigne style 1900.

Plan rapproché, champ contre champ.

Paul (tirant éxagérément la langue) : dis donc, à propos, tu ne trouves pas qu’il commence à faire soif ?

Pierre (s’épongeant le front tout en se marrant) : j’allais te poser la même question !

Ils s’installent sur la terrasse exposée plein sud, face à la loire et au beau soleil d’hiver.

Le garçon de café : Et pour ces Messieurs… ça sera… ?

Yvon : “tu prends un Perrier, comme d’hab….? alors 2 Perriers !”

Il tend un billet au garçon de café.

Yvon : Tenez ! …Non ! laisse ! c’est pour moi cette fois !

Contre plongée et plans rapprochés sur les deux paires de jambes musclées, les fines gouttes de sueur qui perlent des peaux bronzées, les chaussures de course délacées et pour finir, sur les jambes posées nonchalament sur les accoudoirs des chaises voisines.

Générique de Fin.

 

Selon diverses sources internautiques il apparait que : “au cours d’une année de pratique, plus d’un tiers des coureurs déclarent subir un traumatisme lié à la pratique du sport…. On estime par ailleurs à 10% des arrêts maladie ceux qui sont la conséquence de la pratique d’un sport”. (*)Quelques infos sur la fracture de fatique. 

Ps : si vous avez aimé mon cinéma :-) , vous aimerez peut être ”ma bande son et mon “odorama“ ….  

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